jeudi 22 avril 2010
Course de Chaintreauville : première en FFC !
Par Laulauvelociblog le jeudi 22 avril 2010, 22:32
Ayant pris une double licence Ufolep/Pass cyclisme FFC, il fallait bien commencer un jour sur une FFC... C'est Karl qui m'y a traîné finalement ce 5 avril 2010, non sans mal, n'arrivant pas à obtenir de mon club qu'il procède à mon inscription... Si c'est pas malheureux d'intégrer un club soit-disant "structuré" pour ne finalement jamais obtenir de réponse à un mail de demande d'inscription... Ce qui est embêtant pour la suite, c'est que les inscriptions se font exclusivement par internet, avec un code propre à chaque club !
Heureusement, arrivé une bonne heure avant le début de la course, il reste suffisamment de dossards disponibles pour que je m'inscrive sur place, en D2.
Après une reconnaissance du parcours - 3 tours de circuit de 5 km en guise d'échauffement -, nous sommes 78 en D1 et D2 mêlés à partir, presque au pied de la bosse (assez raide quoi que courte), pour un peu plus de 15 tours.
Si c'est ma première course en Départementale FFC, c'est aussi la première fois que je reviens en course depuis ma chute à Muirancourt : force est de constater que cette dernière a laissé quelques traces sur le mental, et il ne me faut pas plus de 250 mètres après la bosse pour rétrograder tout au fond du peloton, cramponné à mes cocottes dans cette périlleuse descente vers Petit Bagneaux...! Obligé de relancer bigrement fort une fois revenu sur le plat dans la longue ligne droite, vent dans le dos, en direction de Fromonceau et cédant à nouveau du terrain dans les virages du bourg de Chaintreauville pour recoller finalement, un peu entamé, au pied de la bosse.
Il en sera ainsi durant plus de la moitié de la course. Dans ces conditions, je ne vois pas Karl et un petit groupe prendre la poudre d'escampette, pas plus que je ne verrai un peu plus tard partir quelques contres, tout occupé que je suis à boucher les trous que j'ai moi-même créés !!
Ce sont les signaleurs qui doivent se demander comment j'arrive, à chaque tour, à virer au bas de la descente avec 20m de retard, sans pour autant lâcher prise !
A 5 ou 6 tours de l'arrivée, entre Fromonceau et Chaintreauville, nous sommes ralentis par une chute qui vient de se produire... Et une de plus, vraiment il n'y a pas moyen de rouler cette année sans y échapper....
A 4 tours de l'arrivée, cette situation de "vélo balai" du peloton commence à me gaver sérieusement et, alors que la course s'est singulièrement éclaircie, entre les différentes échappées à l'avant et ceux qui ont explosé à l'arrière, je profite de l'élan pris au passage de la ligne, en haut de la bosse, pour faire la descente devant, à fond et enchaîner sur le plat vent dans le dos. Je finis par revenir sur un petit groupe avec lequel je vais faire les derniers tours à bloc.
Nous reprenons quelques unités qui n'accrochent pas les roues. Maintenant que ça ne frotte plus, je prends tous les virages à fond, en moulinant le plus possible... Décidément, le Tour des Flandres avalé l'avant-veille n'a laissé que peu de traces sur l'organisme. C'est un vrai plaisir de rouler avec cette impression que la limite est très loin...
Nous voici dans le dernier tour, nous ne sommes plus que 6 depuis un bon moment et personne ne veut (ou ne peut...) me prendre de relais. Je me retourne de temps en temps, je ne vois rien derrière mais autant assurer le coup : un spectateur nous a signalé durant le tour précédent qu'ils n'étaient que 14 devant !!
Je donne tout et bien sûr, je cale un peu au beau milieu de la côte d'arrivée, alors que mes compagnons du moment se mettent à flinguer en vue de la banderole : 3 d'entre eux me déposent littéralement alors que je suis sec ! Dommage qu'ils n'aient pas plus collaboré car nous finissons dans les roues d'un petit groupe de 5 ou 6 gars.
Pour cette première, j'arrive donc en 18ème position pour les 2 catégories confondues, à 2 mn du vainqueur, et 5ème en D2. Sans cette peur chevillée au corps durant la première moitié de la course, j'aurais pu viser bien mieux, en dépensant moins d'énergie. La fin de course me laisse néanmoins de quoi espérer pour la suite.
Les chiffres : 73,72 km - 2h02'39 - 36 km/h - 697 mD+ Le classement en annexe
lundi 12 avril 2010
Sur les routes du Tour des Flandres...
Par Laulauvelociblog le lundi 12 avril 2010, 20:53
L’idée de participer au Tour des Flandres est née en grande partie de la lassitude ressentie en fin d’année dernière à courir les différents Trophées – trop de contraintes, pas toujours de plaisir à ne penser qu’à visser, envie de voir autre chose…
Ce Ronde fait donc partie, à l’instar des Trois Ballons, du Défi des Fondus de l’Ubaye, de la Marmotte, de l’Etape du Tour, de la Bicinglette du Ventoux ou encore des différents Brevets de Randonneurs Mondiaux, des temps forts programmés pour l’année 2010.
En guise de préparation, un peu contrariée par un hiver long et difficile, puis par une chute dans l’Oise qui me fait plus encore douter en peloton, j’ai effectué 15 jours avant le BRM 200 km de Longjumeau puis la semaine précédente la belle randonnée Boulogne/Châteauneuf-en-Thymerais/Boulogne longue de 220 km, dans laquelle j’ai connu quelques déboires, cassant net ma cale Speedplay droite au bout de 68 km et subissant 2 chutes à l’arrêt, la première de par l’impossibilité de retirer la cale de la pédale avant qu’elle ne casse, et la seconde parce qu’un bout de tissu de la surchaussure retenait une pointe de la cale cassée pourtant désolidarisée de la chaussure !!
N’ayant trouvé personne suffisamment motivé pour m’accompagner sur le grand parcours, j’arrive seul la veille en fin d’après-midi, déjà sous des trombes d’eau, pour récupérer à Ninove la plaque de cadre et le fameux ticket permettant d’emprunter le « shuttle » jusqu’au lieu de départ du parcours de 253 km, puis je file sans tarder à l’Hôtel Campanile de Drogenbos en banlieue de Bruxelles à environ 30 km de là, d’où je décolle peu avant 4h30. La navette est censée partir à 5h30, alors il ne s’agit pas de traîner. Ma seule inquiétude, mis à part la météo, c’est de pouvoir trouver facilement où garer mon véhicule sans trop m’éloigner du Centrumlaan de Ninove. Inquiétude vite balayée, je trouve un parking à moitié vide à seulement 50 mètres des navettes !
J’ai préparé le vélo la veille, fait remplacer la cassette et la chaîne qui accusaient 10.000 km, remplacé les patins de freins avant (heu… c’est-à-dire que pour l’arrière j’ai été fainéant… !) et remis mes roues Campa Shamal Ultra par nécessité, ayant découvert que ma roue Time Hi-Tense arrière, bien plus performante, était fissurée en 2 endroits.
Je m’habille chaudement, avec une veste thermique et le collant long, en prévision d’une température qui ne doit pas dépasser les 8 à 10°C et de nombreuses averses prévues par la météo belge. J’ai pris soin de mettre le nécessaire de réparation et 3 chambres à air de rechange dans un sac plastique, de prendre un dérive chaîne et des clefs Allen au cas où, le tout dans un sac à dos. Je charge le vélo dans la remorque du bus, dans lequel je m’engouffre rapidement pour me réchauffer et c’est l’attente, pas moins d’une demi-heure avant le départ pour Bruges à 6h15. Je suis plutôt tendu, sensation renforcée par le fait que je ne comprends absolument rien aux conversations bruyantes aux douces consonances flamandes ou néerlandaises…
Une heure et 70 km plus loin, nous voilà débarqués sur une place en bordure de la rocade de Bruges. Il y a beaucoup de bus, qui déchargent leur flot de cyclistes.
Le premier (le dernier aussi ?) miracle de la journée, c’est le ciel, tout bleu, sans un nuage. Si cela pouvait durer…
Je remets mon bonnet sous le casque, ajuste les lunettes et c’est parti pour une petite promenade bucolique au cœur de la vieille ville et de ses canaux… vers la Grand’Place de Bruges (le Markt), où il faut faire le pied de grue durant une bonne vingtaine de minutes pour avoir le droit de passer sur le podium, et faire composter la « Controlekaart ».
Photo du Podium du départ à Bruges
Je ne résiste pas au plaisir, une fois cette formalité effectuée, de prendre quelques clichés du Beffroi de Bruges, qui domine le podium de départ, et des quelques autres monuments qui entourent cette immense place dédiée pour le week-end au sport cycliste.
Puis c’est parti, il est 7h40, il reste 253 km à effectuer, soit la plus grande distance pour moi dans une journée.
Je trouve rapidement un bon petit groupe avec lequel je sors de Bruges, direction l’Ouest et le littoral de la Mer du Nord à une dizaine de km. Rapidement je déchante sur les conditions de route… Mais pourquoi prennent-ils tous les pistes cyclables ?! C’est super stressant ces gros paquets, même une fois sortis des zones urbaines, sur d’aussi petites voies cyclables, qui n’ont d’ailleurs de cyclables que le nom !! En permanence, les pistes font des crochets à gauche, à droite… parfois ce sont des plaques de béton avec de méchantes ornières dans lesquelles il vaut mieux éviter de placer ses roues…. Par 2 fois, je manque d’y coincer ma roue arrière.
Nous n’avons pas déjà fait 10 km qu’un type s’étale pas loin devant moi en glissant après un freinage un peu musclé… ça commence bien !
Je reste prudemment à l’arrière, la largeur des voies empruntées ne laissant pas de possibilité de remonter plus avant. D’ailleurs, les policiers à chaque intersection, veillent au grain… Gare à qui s’écarte trop !
Une fois à Wenduine, nous faisons face au vent, pour rejoindre en direction du sud la ville d’Ostende en longeant la côte, sans jamais voir la mer d’ailleurs, les digues ici étant bien réelles ! Je me sens un peu plus en sécurité et lorsque je vois qu’un petit groupe n’est pas loin devant, je fais l’effort pour gagner quelques secondes et me dégourdir les jambes.
Déjà Ostende. Nous sommes brinqueballés durant ce passage en ville qui nous fait traverser maintes et maintes fois les routes, passer sur des ponts, dans des souterrains. Tantôt c’est l’arrêt au feu rouge impératif, tantôt nous passons au rouge dans un carrefour sécurisé… Rester concentré, toujours !
Enfin nous sortons d’Ostende ; c’est là que nous devons bifurquer vers l’Est et donc que nous devrions avoir un vent plus favorable. Que nenni ! Mon compteur a beau confirmer que nous roulons entre Sud-Est et Est, le vent est toujours là. Nous avons parcouru environ 38 km, et nous n’avons que 28 m de dénivelé positif !!!
De nouveau ce sont de longues lignes droites sur des petites pistes cyclables, parfois directement sur la partie droite de la chaussée, parfois matérialisées sur les trottoirs, parfois encore sur des pistes séparées de la chaussée. Pour qui ne connaît pas, il faut être très attentif. Au bout de 40 km, c’est la seconde gamelle de la journée, et ça se rapproche de moi : un gars situé 2 rangs devant moi ne fait pas gaffe à un décrochage de la piste sur la droite, fait un tout droit à pleine vitesse dans l’herbe, bien sûr dérape dans la boue et revient à la perpendiculaire de la piste percuter quelques malheureux. J’esquive de justesse, ça commence à faire beaucoup en quelques semaines entre les chutes et celles évitées de peu !
C’est le moment choisi également par la pluie pour faire son apparition… les nuages menaçaient depuis Ostende. Pour l’heure pas grand-chose, quelques gouttelettes, sans suite. Ouf !
KM 56, nous arrivons à Torhout, lieu du premier point de contrôle et du premier ravitaillement. Je zappe le ravitaillement mais prends le temps de faire viser ma carte de contrôle. Heureusement les poinçonneurs vont au-devant des participants, car c’est noir de monde pour accéder au ravitaillement.
Je repars rapidement, et me presse un peu pour récupérer un petit groupe devant.
70ème km, alors que nous sommes dans le contournement de Roeselare, c’est la douche froide, bien drue, bien fraîche, qui trempe les vêtements et glace les os. 10 minutes à ce régime et je commence à m’inquiéter. La veille j’ai vu la pluie tomber sans discontinuer durant des heures… !
Depuis le départ, je suis impressionné par le nombre de cyclos que je croise en train de réparer une crevaison, en moyenne et sans mentir au moins 1 tous les km, souvent arrêtés à 2 ou 3… Le rythme des crevaisons s’intensifie dès lors plus encore. Je suis bien content d’avoir monté des pneus neufs pour limiter au maximum les risques de crevaison.
Nouvelle incongruité pour moi lorsqu’entre le 77ème et le 81ème km, la longue voie cyclable presque droite vers Moorslede est empruntée du côté gauche de la chaussée… Me voilà bien ! 2 de front maximum avec des kamikazes qui tiennent absolument à passer coûte que coûte, en prenant parfois le risque de mordre sur le bas-côté très boueux !
Je recule, recule et l’entrée dans Moorslede est épique, avec les voitures de face et des vélos à peu près partout ! Du grand n’importe quoi. Au moins en France, où nous n’avons pas tant de pistes cyclables, on peut rouler en liberté, sur de vraies routes !
108ème kilomètres, soit quelques horribles pistes cyclables et averses plus tard, nous arrivons au 2ème point de contrôle de Desselgem et ça dure un bon moment, le temps de faire de nouveau poinçonner la carte puis de parcourir le stand de ravitaillement ma foi bien fourni avec de quoi remplir les bidons, des gobelets d’Isostar prêts à boire et de quoi manger : morceaux de banane, gaufres, barres de céréales, pain d’épices etc…
Un petit coup de chiffon sur les lunettes et c’est reparti pour les dernières portions sans difficulté avant la première zone pavée.
Rapidement un bon petit groupe se reconstitue et nous continuons à rouler tantôt à droite, tantôt à gauche de la route et de plus en plus souvent heureusement sur des routes sans piste dédiée.
126ème km, c’est la découverte du premier secteur pavé, environ 2 km, bien long à mon goût… je n’ai pas la technique, je suis bien trop lent et plus ça va, plus je ralentis… Ca vibre de partout, j’ai beau avoir lu l’article de Cyclo Passion consacré au Tour des Flandres, dans lequel Johan MUSEEUW fait part de ses conseils, j’ai du mal à conserver les mains sur le dessus du cintre. Notre peloton se distend mais se reconstitue finalement pour aborder un peu plus loin le premier des 15 bergs !
Les 15 bergs
130ème km : Den Ast (450 m, 5% moy, 11% max) – je ne l’ai presque pas senti, il est trop court et asphalté. Seul le passage au sommet nécessite un bon coup de reins. En haut, une pancarte indique que la prochaine difficulté se situe 28 km plus loin.
Au 145ème km, c’est dans une usine de la zone d’activités d’Oudenaarde qu’a été aménagé le parcours du 3ème ravitaillement de la journée. Nouveau coup de poinçon sur la carte de route, quelques morceaux de banane et de pain d’épices et c’est reparti, vent pleine face désormais. Le groupe du moment est vraiment trop lent, je m’en vais seul récupérer les unités ou petits groupes sur une bonne douzaine de km, jusqu’à la difficulté suivante.
158ème km : Kluisberg (925 m, 6,8% moy, 14% max) – berg abordé après un long raid solitaire en ayant seulement récupéré dans un groupe sur les 2 derniers km, je produis mon effort en danseuse un peu trop tôt au bas de la côte, je suis obligé de me rasseoir au beau milieu du plus fort de la pente, pour en remettre un petit coup au sommet, avant de tourner à droite. Une belle descente s’ensuit qui permet de se refaire une santé. Le vent devient de nouveau plus favorable.
164ème km : Knokteberg (1100m, 8% moy, 13% max) – on le voit de loin, ce berg encore asphalté, mais on n’en voit pas la fin. J’accélère au bout de 200m de pente, déclenchant les cris d’un flamand derrière moi. Je tiens bien en danseuse, mais un virage légèrement à droite me fait découvrir le plus fort de la pente… Je serre les dents et je passe à l’énergie. Pour l’instant tout va bien, la suite va être plus délicate !
171ème km : Oude Kwaremont (2200 m, 4% moy, 11,6% max) – pas beaucoup de temps pour récupérer, nous voici dans le « Vieux Quaremont », une longue montée pas très raide, mais, après un début sur revêtement asphalté, on aborde la première montée pavée… et là, c’est une autre histoire ! avec la pluie et la boue, les pavés (dont le dessus est rond, ce qui n’arrange rien) sont particulièrement glissants. Je voudrais bien, comme me l’a appris l’article de Cyclo Passion, passer au milieu de la route, là où il y a moins de risques de chute… Mais si je veux conserver ma vitesse, je suis obligé de doubler ceux qui sont déjà au milieu… Et sur le côté, ça glisse à mort, la roue arrière part en travers. Je manque de me viander un bon paquet de fois, voyant en plus ma vitesse passer sous les 10 km/h sur quelques dizaines de mètres. Et 2200 mètres, c’est bien long à ce régime… Enfin, j’arrive au bout et c’est une belle route asphaltée qui me permet de récupérer les plus habiles qui m’ont largué ! Mais le pire est à venir !
175ème km : Paterberg (360m, 12,9% moy, 20,3% max) – belle pointe de vitesse sur ce parcours très roulant précédent le Paterberg. J’aperçois tout d’un coup un virage avec pas mal de spectateurs. J’ai à peine le temps de passer le petit plateau et grand bien m’en prend : c’est un mur que je trouve devant moi. Ca démarre bien, je me dis que ça va passer nickel. Mais pas de chance, j’arrive trop vite derrière un type qui se met à zig-zaguer… je me retrouve dans la barrière à gauche, que je me mets à agripper pour ne pas tomber, ni déchausser. Impossible de repartir, c’est bouché devant et ça passe sur le côté droit. Quand j’arrive enfin à repartir en me dressant difficilement sur le vélo, c’est la moto qui vient de passer qui s’arrête au milieu de la chaussée pour aider un gars qui s’est étalé. Damned ! Cette fois-ci, c’est à la barrière droite que je me cramponne.
Une bonne âme m’aide enfin à sortir du traquenard en me poussant et c’est passablement énervé que j’arrive en haut du berg, en râlant contre un pauvre gars qui manque de m’envoyer par terre en faisant un écart à droite !!
182éme km : Koppenberg (600m, 11,6% moy, 22% max) – le voilà, l’épouvantail du Ronde… je ne me fais pas surprendre dans le virage, je passe bien le début du berg, mais il y a vraiment trop de monde. Un coup d’œil vers le sommet me confirme qu’il sera impossible de passer : c’est bouché et les gars sont à pied plus haut.
Il y a du soleil, mais une ondée est passée il y a peu : les roues soulèvent des plaques de boue, tout le monde est crotté ! Impossible de passer au milieu, j’essaie de passer côté gauche, ça chasse à l’avant, à l’arrière, je vais finir par me vautrer… non, c’était limite ! J’essaie de contourner les obstacles, je me retrouve à droite, puis de nouveau à gauche et zut ! un type s’étale de tout son long sur les pavés, devant nous. Pied à terre !
Du coup, on fait comme les autres, on monte à pied. Même les cales glissent sur les pavés !
Je réussis à repartir à 150m du sommet alors que la pente s’est nettement atténuée. En haut, un cirque a élu domicile en prévision de la grande fête du lendemain, mais ce n’est pas le moment de s’y arrêter !
187ème km : Steenbeekdries (700m, 5,3% moy, 6,7% max) – la difficulté ici ce n’est pas la pente, d’ailleurs je n’en ai conservé aucun souvenir... Non, là je me fais dessus dans la descente en pavés située juste après le berg… ! La zone pavée est assez longue, avec une petite côte, puis une descente et la traversée d’une voie ferrée. Sur des pavés secs, pourquoi pas, mais quand c’est glissant ?! Bref, je me fais larguer par tous ceux que j’ai dépassé dans les montées précédentes !!
189ème km : Taaïenberg (530m, 6,6% moy, 15,8% max) - situé après le ravitaillement tracé encore une fois dans la cour d’une usine, ce berg pavé est difficile principalement en raison de la pente sur une cinquantaine de mètres à mi-pente.
194ème km : Eikenberg (1300m, 6,2% moy, 10% max) – cette zone pavée est longue et difficile pour qui ne maîtrise pas la technique… je commence à les maudire, ces pavés… Et pourtant, alors que d’autres se faufilent habilement sur les bas-côtés non pavés par endroits, je reste obstinément au beau milieu de la chaussée, jusqu’en haut ! Après tout, je suis venu là pour en bouffer des pavés, non ?!
209ème km : Molenberg (463m, 7% moy, 14,2% max) – ce berg, après un raide virage à gauche qui fait chuter la vitesse, est court mais sur des pavés rendus glissants par l’humidité l’exercice est délicat. Cela étant, je réussis à m’en sortir sans problème.
216ème km : Leberg (950m, 4,2% moy, 13,8% max) – sans difficulté particulière car asphalté, la partie pentue est très courte.
220ème km : Berendries (940m, 7% moy, 12,3% max) – celle-là n’est pas mal : c’est une bosse asphaltée, assez régulière et toute droite. Au plus fort de la pente, non loin du sommet, je dois me mettre en danseuse pour éviter de rester scotché, c’était pas mal embouteillé… !
Je dois continuer malgré un nouveau pépin technique, le sélecteur de vitesses de la cocotte droite fait des caprices… il devient très délicat de remettre du braquet, j’y arrive après 3 ou 4 tentatives à chaque fois, en essayant de procéder avec une grande délicatesse, contrairement à mes habitudes ! Pas de problème heureusement pour rétrograder. J’ai bien senti une pièce métallique tomber sur les pavés sur un secteur plat, mais je ne voyais pas ce que ça pouvait être…
226ème km : Teenbosse (450m, 6,9% moy, 8,7% max) – ce dernier berg asphalté situé en pleine ville à Brakel est court mais assez raide. J’ai encore quelques réserves qui me permettent de monter bien mieux que les autres, et encore assez de forces pour pester contre un type qui se met à zig-zaguer pour épater ses supportrices postées sur le côté, provoquant de sa part quelques insultes en flamand, une langue vraiment poétique (lol)…
Un peu plus loin avant la sortie de Brakel, c’est un dernier ravitaillement avec stand dégustation de Red Bull. Nous repartons rapidement pour trouver encore une belle côte, non répertoriée celle-là !
A ce moment précis, n’ayant pas compté les difficultés, je suis persuadé que l’on vient de franchir le dernier berg et que j’ai tout simplement loupé le Mur de Grammont, le nez dans le guidon ! Je m’en veux un peu…
236ème km : Kapelmuur (475m, 9,3% moy, 19,8% max) – Je ne l’attendais plus, ce Mur de Grammont, croyant l’avoir déjà passé sans faire attention. Nous constituons un peloton assez important et nous pénétrons en ville assez rapidement. Au détour d’un virage à angle droit à gauche, c’est la surprise, un raidard bitumé. Bien sûr, je n’ai pas passé le petit plateau, je suis sur la plaque (50x17). Impossible de changer le braquet, je monte péniblement en m’aidant du poids du corps à chaque coup de pédale. Dur, dur ! Un nouveau virage à droite, la pente s’adoucit un peu, mais pas suffisamment pour rétrograder. J’y arrive enfin en atteignant la zone pavée. Il était moins une !
Cette zone pavée, après un tel effort, c’est quelque chose, surtout qu’une averse récente a détrempé la chaussée. La roue arrière glisse de droite à gauche et inversement. Dans l’avant-dernier virage, je suis irrémédiablement propulsé vers le trottoir droit, impossible de redresser ! Un ultime coup d’épaule me fait éviter finalement le trottoir, d’ailleurs j’en aurais été empêché par les nombreux spectateurs qui déjà tendaient leurs mains pour me repousser !
Dernier virage à droite et c’est l’arrivée sur l’esplanade où se trouve la fameuse chapelle. Je m’arrête pour pouvoir prendre une photo… avec toute cette pluie et l’humidité, l’objectif est complètement embué… Tant pis pour la photo, il y aura bien celle de l’organisation !
241ème km : Bosberg (980m, 5,8% moy, 11% max) - le dernier berg, et pas le plus facile. Entièrement pavé, assez pentu et régulier, il est rendu hardu par la vraie douche qui est en train de s’abattre sur nous. L’averse a débuté entre le Kapelmuur et ce dernier berg, et nous avons droit à de petits grêlons en plein milieu de la pente !
Ca ne dure pas bien longtemps. A peine arrivé en haut du berg, que j’ai très bien monté (la technique commence à rentrer !), le soleil fait sa réapparition pour la fin du parcours.
Il reste alors 12 km et je suis une nouvelle fois complètement trempé ; j’accuse le coup, j’ai un peu de mal à repartir et à appuyer sur les pédales. Environ 1 km après le Bosberg, 4 avions de chasse me dépassent et provoquent le déclic. Après avoir un peu tergiversé, et leur avoir laissé 250m d’avance, je me lance à leur poursuite. C’est bien agréable de rouler à plus de 40 km/h. Je commence à sentir l’écurie…
Une ultime maudite piste cyclable avant d’arriver dans Ninove, que nous traversons avec notamment une dernière zone pavée et c’est enfin la délivrance, avec sous nos yeux la ligne d’arrivée située à Merbeke, la même ligne d’arrivée que passeront les professionnels le lendemain après avoir effectué à peu de choses près le même parcours.
C’est ensuite le retour tranquille vers le Centrumlaan de Ninove. Un français m’aborde, il aura fallu terminer le parcours pour entendre parler français ! Il vient de terminer le circuit de 150 km et nous échangeons nos impressions sur cette épreuve. Dommage, je ne pense même pas à lui demander d’où il vient, la fatigue sans doute…
Changement express sur le parking puis je vais récupérer la médaille et le maillot RVV ainsi que mon diplôme, en fait un simple bout de papier non personnalisé (c’est un peu abusé, vu le prix d’engagement…) et c’est le retour, un peu au radar, sur Paris.
Je le referai bien volontiers, mais plutôt en groupe cette fois-ci, à moi de convaincre les possibles prétendants !!
Les chiffres : 252,91 km - 1774 D+ - 09h15 - 27,32 km/h
dimanche 14 mars 2010
Reprise des courses
Par Laulauvelociblog le dimanche 14 mars 2010, 00:03
Eh bien voilà un début de saison pour le moins mouvementé...
Nouveau club, nouveaux projets, nouvelles ambitions, mais décidément rien n'est facile...
Avec cet hiver qui n'en finit pas, l'entraînement s'en est trouvé réduit d'un tiers par rapport à 2009, même si d'aucuns diront sans doute que 2000 km en 2 mois, c'est déjà pas mal !
Côté santé ce n'est guère mieux, avec un probable déséquilibre de l'articulation sacro-iliaque, qui me handicape quelque peu certains jours mais surtout qui retarde la mise au point de ma prochaine monture, un Gir's G-Max. Visite chez l'ostéo impérative pour remettre tout cela d'aplomb.
Enfin, une activité professionnelle toujours plus stressante et chronophage, tout cela a quasiment ruiné la motivation qui m'animait encore en fin d'année dernière.
A Cergy, le dimanche 7 mars, le froid et le vent, ainsi que ma peur habituelle des gros pelotons surtout en début de course, m'ont empêché de mieux figurer, la bonne échappée étant partie alors que je me demandais encore ce que je faisais là...! 2 chutes évitées de justesse, dont la deuxième au moment du sprint pour la 12 ou 13ème place...
Aujourd'hui à Muirancourt, dans l'Oise, sur un circuit de 9 km pourtant bien agréable, 13 petits kilomètres parcourus seulement et une première pour moi en course, j'ai fini dans le décor !!!
Alors que le peloton était lancé à pleine allure dans un faux-plat descendant, au milieu du second tour, un type a fait un écart au milieu du peloton, s'est finalement repris, mais a provoqué des vagues de part et d'autre de lui... Quelques cris, puis la chute de plusieurs gars, dont Francis mon coéquipier de l'ACBB avec qui j'étais venu. Me trouvant en fin de premier tiers du peloton, je n'ai pu éviter cette fois-ci la gamelle. Mon vélo a percuté l'un des vélos à terre, probablement celui de Francis qui se trouvait à la perpendiculaire de la route à côté du trottoir gauche, et j'ai fait un vol plané avant de retomber sur le côté gauche dans l'herbe. Sans trop de mal, mis à part un doigt tordu et quelques courbatures après-coup.
Moins de chance pour Francis, présentant de sérieuses blessures au niveau du visage (dent cassée, coupure profonde au-dessus de l'arcade sourcillière, hématomes au niveau d'une joue) et pour Benoît, un coureur de Rueil (ex-Neuilly) qui s'est luxé la hanche. Tous deux conduits à l'hôpital de Noyon pour des examens complémentaires... Le vélo, c'est parfois cruel 
mardi 17 novembre 2009
....Et maintenant la Jacques Gouin !
Par Laulauvelociblog le mardi 17 novembre 2009, 21:34
Il fallait s'y attendre un jour ou l'autre...
Après les disparitions successives de la "Stephen Roche" et de la "Cyclauto", c'est au tour de la "Jacques Gouin" de tirer sa révérence.
Nouvelle apprise en arpentant les allées de la Bourse aux Vélos de Baillet-en-France ce dimanche.
Ce n'est guère une surprise, l'organisateur Jean-Louis Blétel ayant récemment abandonné ses responsabilités au sein de l'Ufolep 91 et de la Commission Technique Régionale.
Il est clair que l'organisation de la "Jacques Gouin" ne tenait que par son investissement personnel, toujours soucieux qu'il était d'offrir aux participants de toutes les fédérations une épreuve sympathique mais exigeante pour leur permettre de parfaire leur entraînement de début de saison.
Il n'y aura donc pas pour moi en 2010 de 4ème participation consécutive à cette course...
jeudi 8 octobre 2009
Mise à jour...
Par Laulauvelociblog le jeudi 8 octobre 2009, 21:43
J'ai un peu de retard dans la mise en ligne de mes comptes-rendus, n'ayant toujours pas rédigé ceux de la Cyclo de Plouay et des Bosses du 13...
En revanche, après la parution cette semaine de mon récit des 24 Heures du Mans dans le dernier numéro de Cyclo Passion, j'ai mis en ligne sur ce blog la version non retouchée (il fallait satisfaire aux exigences de la mise en page...)
Cyclo Passion propose l'abonnement pour 2 ans au prix d'1 an pour les cyclosportifs dont le nom figure dans l'un des classements des cyclos de l'été parus dans le magazine !
mardi 6 octobre 2009
Course de Marines : forme en berne...
Par Laulauvelociblog le mardi 6 octobre 2009, 22:34
Ca sent la fin de saison... Moins de temps pour l'entraînement, réduit tant en quantité qu'en qualité, les effets fortement estompés des vacances d'août en montagne, une activité professionnelle chargée, tout cela n'est pas propice aux bonnes performances sportives...
En ce 4 octobre, il s'agit de ma première participation sur cette course de Marines, dans le Val d'Oise, présentant un profil guère dans mes cordes, avec sa côte d'environ 1km et son passage à plus de 8% aux 2 tiers de la pente. Le circuit de 4,5 km emprunte également une route forestière passablement défoncée, avec 2 beaux talus qui se passent en force, et offre une grande descente sur une route très large - et donc qui me convient parfaitement une fois n'est pas coutume.
Après avoir assisté à l'arrivée de mes coéquipiers Jean-Paul et Francesco en 3ème catégorie, nous partons pour 1h10 + 3 tours de course, soit environ 56 km et près de 1000 m de dénivelé positif.
Départ neutralisé sur 500m, avant que les chevaux ne soient lâchés.
Le rythme est très rapide, et si j'ai pu préalablement effectuer 2 tours de chauffe, qui m'ont permis de repérer les gros trous du revêtement, en fin de chemin forestier, je préfère rester prudent dans le premier tour.
Ca commence à bouger un peu dans le deuxième tour, je me porte à l'avant sur la portion roulante et descendante, sans creuser d'écart significatif, n'étant rejoint que sur le haut de la côte par Serge Goffin, qui restera un peu détaché sur un bon tour de circuit. J'attends qu'un petit groupe tente une sortie pour me joindre à lui, mais l'espoir est vain.
De cette tentative avortée, je retire un enseignement cruel : je ne suis pas dans un bon jour, le souffle me manque et j'ai du mal à faire descendre les puls.
Du coup, je passe le reste de la course à l'arrière, à boucher les trous à chaque accélération, remontant tant bien que mal dans la côte, juste suffisamment pour ne pas me faire décrocher.
La sélection comme souvent se fait à l'arrière, et le peloton se réduit comme peau de chagrin à chaque tour.
Les 2 derniers tours me sont un peu moins pénibles, les jambes reviennent nettement, particulièrement dans la côte où je sens que je retrouve la faculté d'accélérer à tout moment. De bon augure avant l'arrivée. Malgré tout, après m'être replacé correctement dans le dernier tour, je n'arrive toujours pas à me faire violence pour aller frotter avec les premiers dans le dernier virage... Je recule trop pour être bien placé dans la dernière ligne droite, cette fameuse côte où est jugée l'arrivée, au bout de 500m. Alors qu'un gars s'est échappé à mi-tour de l'arrivée, ça accélère sérieusement dès la sortie du virage : tout le monde en file indienne. Dans ces conditions, impossible de revenir devant avant la ligne... et, après un bon sprint en côte, qui me laisse particulièrement haletant dès la ligne franchie, je prends une 10ème place conforme à la forme du moment.
mercredi 30 septembre 2009
La Machinoise : bridé...
Par Laulauvelociblog le mercredi 30 septembre 2009, 22:53
Avant-dernier rendez-vous cyclosportif de l'année, la Machinoise vient clôturer de belle manière le Trophée de Bourgogne 2009.
Le temps, magnifique pour un 27 septembre, n'a cependant pas suffi à attirer un nombre beaucoup plus important de coureurs par rapport à la pluvieuse édition 2008, une petite centaine tout au plus sur le grand circuit.
Nous sommes 5 à arborer les couleurs du Team Divio pour prendre le départ du parcours de 146 km au travers de la Nièvre : Arnaud, Karl, Laulau, Pierre-Marc et moi.
Le départ est effectué sur les chapeaux de roues, quelques gars attaquant alors que nous ne sommes pas encore sortis de La Machine... Je fais l'effort immédiatement pour me placer à l'avant, je fonde en effet quelques espoirs sur cette épreuve où, dans des conditions météorologiques détestables l'an dernier, j'avais réussi à obtenir une 3ème place dans ma catégorie. Il faut dire que sans être dénué de difficultés, le parcours présente des caractéristiques plutôt favorables à mon gabarit !
Pour rapide qu'elle est à environ 41,5 km/h, la première heure ne permet pas d'opérer une sélection importante ; nous restons groupés bien trop longtemps à mon goût, c'est horripilant de voir systématiquement, après avoir vissé à plusieurs reprises, tout le monde débouler de derrière dans les descentes ou lors de chaque ralentissement !
Alors que 2 costauds se font fait la malle devant, nous allons à 5 organiser la chasse et emmener le peloton à une vitesse infernale sur quelques kilomètres, Pierre-Marc prenant quant à lui des relais très marqués !
Les choses se gâtent pour moi au bout d'une cinquantaine de km, après Cercy-la-Tour, dans une zone boisée : la bonne forme du départ laisse peu à peu place à des crampes à l'estomac et à un vilain point de côté. Mal en point, je ne peux que m'accrocher au milieu du peloton et subir, subir...
Ca a accéléré sérieusement devant et je dois me faire violence pour ne pas me faire bordurer... ça faisait longtemps que je n'avais pas eu droit à cet exercice que j'exècre... Et cette impression que j'ai d'appuyer sur les pédales comme un forcené sans effet...
Je tiens le coup, sautant de roue en roue, maugréant en silence après ceux qui ont la mauvaise idée de lâcher devant moi... J'ai le sentiment d'avoir sauvé les meubles... Même Eric Vallade passe à la trappe à cet endroit, avec Fred... Je ne les reverrai qu'à l'arrivée.
Ca se calme un peu, ça a été chaud, mais je suis toujours là, essayant de reprendre mon souffle, m'étirant un peu pour soulager mon mal au ventre. Karl redescent à ma hauteur et m'enjoint de revenir en tête du peloton. Après avoir rechigné un peu, je remonte devant quelques instants, en me promettant d'y rester !
Mais on ne fait pas toujours ce que l'on veut... Quelques instants après, alors qu'on aborde une petite bosse aux abords de Romenay, Karl réclame mon attention pour me montrer... sa dernière trouvaille : il s'est confectionné une poitrine de fortune avec les manchettes qu'il vient de retirer !! Du coup, passablement déconcentré, je laisse un trou devant moi, alors que le peloton est déjà en train de monter la petite côte, vite rejoint et dépassé par notre Karl pour qui les bosses sont une aimable plaisanterie...
Le problème, c'est que c'est à ce moment-là que 9 gars (dont Karl...) trompent la vigilance du peloton. Je n'ai rien vu, tout occupé que je suis à recoller au peloton ! Trop tard, je m'en veux un peu sur le coup...
Un peu démoralisé, j'ai un peu de mal à relancer et à monter la côte suivante avant Ville-Langy, mais je reste très attentif et je m'arrache pour remonter rapidement, car il a été annoncé au départ que dans ce bourg une partie de la chaussée était en travaux. Ce n'est pas le moment de trainer à l'arrière. C'est un peu catastrophique cette traversée dans ces conditions. Pourvu que les pneus tiennent !!
Le peloton retrouve ensuite un rythme un peu plus tranquille, alors que le compteur affiche encore une moyenne de 38,9 km/h sur les 70 premiers km. J'en profite pour discuter avec Willy, membre de l'équipe des Douanes qui vient participer de temps à autre à notre Forum des Cyberpotes...
Et pas de chance pour moi, au km 90, dans le virage à droite dans le bourg d'Alluy, patatras!, la roue avant s'affaisse quelque peu. Je sais trop ce que ça veut dire, un coup d'oeil me confirme que le pneu est dégonflé...
Je décide de m'arrêter, mais au préalable je veux prévenir Pierre Marc, et en accélérant un peu pour le rejoindre, je me dis que peut-être est-il préférable d'attendre d'être totalement dégonflé pour m'arrêter. J'ai encore peur que mon concurrent direct pour mon classement au Trophée de Bourgogne me rattrape avec le groupe d'après (la 4ème place du trophée, aussi symbolique qu'elle soit, est en jeu), sans avoir eu le temps de réparer.
Par ailleurs, je n'ai qu'une chambre à air, je risque de ne pas pouvoir gonfler correctement avec ma pompe de fortune, sans avoir en plus la certitude que cela tiendra jusqu'au bout...
60 km à tenir, sans être certain d'aller au bout : je ne sais pas où j'ai crevé ni depuis quand, mais au rythme où ça se dégonfle, ça doit faire un petit moment, ce qui explique peut-être mes difficultés à tenir le rythme par moment, notamment autour du 50ème km... Cela sans pouvoir me mettre en danseuse car je sens les vibrations de la jante sur la route : c'est difficile de passer les multiples talus en restant assis, alors que les autres ont l'air de voler devant moi. Frustrant également de rester à l'arrière, car dans les descentes et dans les virages, c'est le ralenti qui s'impose !
Le pire moment se présentera au virage de Saint-Bénin d'Azy, au km135, après une longue descente, et un virage à plus de 90° à gauche, pris quasiment à l'arrêt, avec une belle bosse derrière, je suis obligé de relancer assis sur la selle, prenant 80m dans la vue, parvenant à revenir en me dépouillant littéralement. Heureusement que je suis en forme, car des gars lachent prise les uns après les autres, moi j'arrive toujours à raccrocher le dernier wagon !
Alors que la situation se fait de plus en plus critique, j'arrive finalement à tenir jusqu'à la Machine, profitant des temps morts pour tenter de redresser mon dos, à l'arrière de la selle, pour calmer les courbatures et le mal de dos, sans beaucoup d'effet...
A La Machine, pas de miracle, dans la grande descente avant l'arrivée, il m'est comme prévu impossible de maintenir l'allure, les virages en lacets sont trop marqués, et la voiture de l'organisation qui nous suit depuis plus de 70km doit se demander ce que je fiche au ralenti à quelques centaines de m de l'arrivée !!! Elle finit par me doubler avant la fin de la descente, car j'ai pris 150m de retard minimum sur le peloton !
J'essaie de tout donner dans la côte, mais sans pouvoir me mettre en danseuse, je ne parviens pas à prendre de la vitesse et je suis vite cuit... J'arrive juste, après avoir redépassé la voiture, à revenir sur Willy, qui me dit qu'il a tenté de finir seul et qu'il est parti trop tôt.
L'arrivée est difficile, je finis 37ème au scratch et avant-dernier du groupe pourtant arrivé pour la 8ème place, déçu par la tournure des événements : après la Bernard Bourreau en avril sur laquelle j'avais mes meilleures jambes de l'année et la Claudio Chiappucci en juin, c'est la 3ème cyclosportive sur laquelle je subis une crevaison cette année... je suis déjà bien heureux d'avoir pu en terminer sans avoir perdu de temps à m'arrêter !
Heureusement, les bons moments de convivialité après l'épreuve, avec les copains (qu'ils soient du Team Divio ou non) et la surprise d'obtenir la 3ème place du classement par équipes au Trophée de Bourgogne permettent d'atténuer un peu cette déception !
samedi 26 septembre 2009
Course de Transières (Eure) : à la rue !
Par Laulauvelociblog le samedi 26 septembre 2009, 22:49
Ce n'est pas que je n'étais pas en forme, même s'il y a eu mieux cette année...
Ce n'est pas non plus parce que le rythme était très élevé : c'était même plutôt pépère...
C'est l'impression que j'ai d'avoir été toujours à contretemps, sans solution quand je me trouvais devant - ce qui est arrivé assez souvent -, de n'avoir pas trouvé la clef...
Cette course m'intéressait car ce devait être une course de 1ère et 2ème catégories ensemble, la première expérience à Genlis en début d'année avait un goût d'inachevé...
J'arrive très en retard sur place, 10 mn avant le départ. Course pour aller chercher le dossard, il y a déjà pas mal d'engagés, à ce que je peux constater sur la feuille d'engagements...
Vite se préparer, sortir le vélo de la housse, trouver les épingles (!). Résultat, j'oublie de mettre le GO² dans le bidon de flotte, les barres énergétiques et le nécessaire de réparation !
J'arrive juste pour le départ, et désillusion : finalement nous partons séparément, 2 minutes après la 1ère catégorie... C'est un parcours de 4,6 km à faire 14 fois (le parcours était annoncé à 6 km dans le calendrier départemental !), sans vraiment de dénivelé, excepté la côte d'arrivée, pas bien méchante avec ses 5,5%. Le vent sur la seconde partie s'avèrera juste un peu gênant.
Ca part prudemment, je me contente de repérer le circuit que je ne connais pas durant le premier tour. Une échappée s'est déjà formée, mais elle ne passera pas le second tour.
En résumé, c'est très simple : de multiples tentatives d'échappée, de 2 à 4 gars, qui n'iront jamais très loin.
Ma stratégie - enfin, c'est un bien grand mot! -, rester à l'avant, au besoin en contrant les tentatives isolées, pour sauter le moment venu dans la bonne échappée (pour moi, entre 6 et 8 unités).
Une seule fois, à mi-course environ, cette opportunité se présente, nous organisons même des relais très rapides sur quelques hectomètres... mais je me vois reprocher un relais trop puissant (en même temps, quand on veut creuser un écart, il faut se mettre à la planche, hein ?), et l'expérience n'ira pas plus loin.
Le reste du temps, je le passerai à essayer de rattraper les fuyards, m'offrant ainsi une séance de fractionné involontaire !!
Finalement, 2 gars finissent par partir 3 tours avant la fin de la course ; l'un d'eux ne sera pas repris et nous arrivons groupés pour la seconde place.
Pensant avoir tiré les leçons de la course de Choisy-en-Brie, j'essaie de sortir avant le dernier virage, mais rien à faire, ça suit derrière et je suis cramé avant d'aborder la ligne droite et la côte finales. Ayant viré en 4ème position, je me fais déborder pour finir à la 11ème place.
Le virage était trop loin, ce coup-ci, j'aurais dû attendre dans les roues que le sprint soit lancé !
Bizarrement, malgré tous les "temps morts" de cette course, nous finissons à une moyenne de 38,6 km/h. Je regrette cependant que la vitesse n'ait pas été plus élevée, cela aurait permis de provoquer une sélection plus importante !
lundi 21 septembre 2009
Course de Ronquerolles : envers et contre tout!
Par Laulauvelociblog le lundi 21 septembre 2009, 23:26
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en me rendant à Ronquerolles, le dimanche 20 septembre, à la lisière du Val d'Oise et de l'Oise, pour cette course nouvelle en Ufolep.
Après avoir eu toutes les peines du monde à trouver le lieu de remise des dossards - au moins n'étais-je pas le seul à errer dans les rues de Ronquerolles -, je procède à mon engagement, en écoutant d'une oreille distraite les conversations dans la file d'attente : "course de fous", "il faut être malade", etc... Dans quelle galère me suis-je donc embarqué ??
Le parcours de la course, affiché dans la salle des inscriptions ne laisse aucun doute : il faudra être costaud dans les côtes !
Il ne fait pas chaud, le fond de l'air est humide et le brouillard s'est invité sur la course, ce qui ne m'amuse guère. Fin prêt, je pars m'échauffer en sens inverse de la course, en montant la côte de la Route Neuve, au bout de laquelle je rencontre Steevie ("Tiens, un Cyberpote...!"), avec lequel je redescends, pas rassuré du tout par le revêtement de la chaussée...
Pour la stratégie, c'est simple : à la première bonne raison, je mettrai la flèche !! Et même si la raison n'est pas bonne, d'ailleurs... Je prends donc le départ à contrecoeur, principalement pour 3 raisons :
- le brouillard et l'humidité : les lunettes sont constamment embuées
- le revêtement des routes est TRES mauvais (trous, nids de poule, graviers, pierres, etc...)
- la descente dans Ronquerolles est hyper casse-gueule, et comme chacun sait, j'ai horreur des descentes...
La combinaison de ces 3 raisons, c'est un cocktail "abandon rapide" qui s'annonce. Je n'imagine même pas finir la course...
Nous sommes environ 45 au départ en 2ème catégorie. Ca démarre fort, après avoir évité Steevie, qui après une jolie figure libre, a déchaussé et déraillé, je suis déjà en chasse dès les premiers km, dans les petites côtes et chemins assez roulants autour de Gandicourt...
Je reviens tout en vélocité sur la Route de Gisors, avant la première grosse côte longue de 2 km, et je vais directement à l'avant, démarrant la côte grand plateau, à fond... je le regretterai vite, déjà asphyxié !! Je m'accroche, en essayant de trouver un second souffle.
Après une portion de toboggans comme je les aime aux abords de Frouville, nous passons une côte relativement courte en allant sur Hodan, dans laquelle j'évite une énorme pierre de justesse...
L'humidité vient embuer les lunettes à un point tel que, ne parvenant pas à voir toutes les déformations de la route, je les retire finalement et les mets dans ma poche arrière.
A Hodan, nous découvrons, après un virage en épingle sur la gauche, une longue côte de près de 3 km, assez irrégulière, qui nous ramène vers la ligne d'arrivée. Un circuit bien difficile, c'est en tout cas ce que je me dis à ce moment-là, alors que j'ai du mal à récupérer... Je pense à abandonner, je finis par repousser cette idée.
Le pire est à venir : après une portion de route complètement défoncée, où je suis obligé de slalomer à l'aveugle, à une vitesse d'autant plus rapide que le peloton s'est distandu, c'est le premier passage dans la descente de Ronquerolles, je commence par rater complètement mon virage, puis ayant une trouille monstrueuse, je recule, jusqu'à accuser un bon retard dans le virage serré en contrebas. J'ai environ 200/250 m de retard, qu'il me faut combler en plusieurs km. Pas beaucoup de ceux qui étaient dans mon cas parviendront à rentrer finalement. J'y arrive cependant au début de la route de Gisors, après une course poursuite effrenée.
Le rythme ne se calme toujours pas, mais je me sens un peu plus en jambes, alors autant continuer...
Au 2ème passage dans la fameuse descente, je me suis juré cette fois-ci de m'accrocher. Je n'ai pas envie de revivre le tour précédent, et j'arrive à limiter les dégâts, malgré le fait que le gars devant moi loupe totalement son virage à son tour... Sans compter un petit écart de ma part dans un léger virage, avec la vitesse je me trouve un peu embarqué, plus qu'il ne faudrait...
Dans le 3ème tour sur la route de Gisors, il me faut combler un trou laissé par les gars devant moi, alors que je ne faisais pas attention, sur un groupe de 10 environ. Je rentre rapidement, les autres ne reviendront qu'au pied de la côte. Je commence à me dire que peut-être je ne suis pas si ridicule que ça...
Nous voici pour la 3ème fois dans la descente, et cette fois-ci le gars devant moi perce dans le fameux virage à gauche !!! C'est vraiment pas de chance, le sort s'acharne sur moi !! Mais j'arrive à m'accrocher encore une fois, évitant même un bidon qu'un gars devant a fait tomber en passant sur une boursouflure de la chaussée.
Finalement, nous ne sommes plus, à l'entame de la dernière côte, qu'une grosse quinzaine. La sélection s'est faite essentiellement par l'arrière. Nous arrivons donc groupés pour la victoire, ce qu'à ce moment j'ignore, étant persuadé qu'il y a 2 ou 3 échappés devant.
Malheureusement, tout à ma concentration pour rester au contact dans la côte, au sommet de celle-ci, j'oublie comme une andouille de repasser le grand plateau ! Et forcément dans l'emballage final, lorsque j'appuie sur le bouton pour passer la vitesse supérieure... rien !
Je suis bien sur le 11, mais avec le 34 ! Trop tard, lorsque je repasse le grand plateau, je ralentis au lieu d'accélérer, et je dois me contenter de la 7ème place, à quelques roues des premiers!
Je suis relativement content finalement, j'aurais signé tout de suite pour cette place avant la course, que je ne pensais vraiment pas terminer... Toujours y croire...!
++Les résultats++ Ronquerolles - 69 km - Dénivelé : 1100 m -
samedi 19 septembre 2009
Course de Choisy-en-Brie : nerveux !
Par Laulauvelociblog le samedi 19 septembre 2009, 23:04
Pour cette 9ème course de l'année en ce samedi 19 septembre, c'est également ma toute première en Seine-et-Marne, à Choisy-en-Brie, sur un beau et grand circuit de 18 km, sans difficulté particulière.
Nous sommes 55 au départ en 2ème catégorie et ça démarre plutôt fort, avec une première accélération au bout de 500m. Je suis rapidement tassé contre le bas-côté et préfère glisser au fond du peloton, pour mieux revenir de l'autre côté, face au vent. Bien m'en prend car à peine suis-je remonté dans les premières positions, que, sous l'impulsion de Jean-Michel Richefort, la première cassure se fait. Nous sommes une grosse quinzaine, et nous allons collaborer autant que possible pour creuser l'écart.
Si le circuit est relativement roulant (à peine 400m de dénivelé pour 73 km), le vent rend difficile la progression sur un gros tiers du parcours, tandis que le retour du Choisy se fait vent dans le dos.
Une seule côte digne de ce nom se situe à la sortie de Beton Bazoches, sur environ 250 m.
Nous passons l'essentiel de la course à nous relayer, plus ou moins efficacement, les plus forts en gueule remettant régulièrement les pendules à l'heure et débusquant les planqués de l'arrière du groupe.
Pour ma part, quelques relais plus appuyés me font prendre à 3 reprises un peu d'avance, sans que je m'en aperçoive immédiatement, mais je ne me sens pas les jambes pour continuer seul.
La problématique pour moi est simple, comment l'emporter en cas de sprint, sachant qu'un vilain virage à 90° à droite se situe à 250 m de la ligne d'arrivée. Dans les virages, je perds systématiquement du temps et des places...
Je passe donc les 2ème et 3ème passages en tête dans Choisy pour prendre mes marques en vue de l'arrivée.
Au dernier virage après Chartron, un coup d'oeil sur ma droite me permet de constater que le peloton est à distance respectable. Pour autant, il ne faut pas fléchir, alors que déjà certains passent ostensiblement leur tour pour le passage de relais.
Dans la dernière portion vent de dos, j'essaie d'économiser mes forces en restant devant sans en rajouter, contrairement aux tours précédents, et les choses se présentent bien dans l'entrée de Choisy. Il reste alors environ 800m mais, alors que ça commence à accélérer, je me fais coincer sur la droite par un gars qui essaie de déborder devant moi.
Je me présente trop loin dans le fameux dernier virage, et malgré une grosse relance, je vois rapidement que 5 coureurs devant moi ont fait le trou. Sans me relever complètement, je lève un peu le pied , et je me fais sauter peu avant la ligne par un gars de la Grande Vigie, qui aura passé son temps à saboter les passages de relais, soit en ne les prenant pas, soit en ralentissant la manoeuvre en les prenant... Engueulé comme il se doit après l'arrivée par un JM Richefort très remonté, à juste titre.
Finalement 7ème, je me contenterai autant du classement que de mon comportement, résolument porté vers l'avant depuis quelques courses. Ca va peut-être finir par payer !? A noter les 40,6 km/h de la course !
lundi 7 septembre 2009
Course Ufolep de Baillet : maudite descente !
Par Laulauvelociblog le lundi 7 septembre 2009, 22:40
Il y a toujours beaucoup de monde pour les courses organisées à Baillet. Cependant, il n'y a pas l'affluence habituelle ce dimanche 6 septembre. En deuxième catégorie, nous sommes environ 75 à prendre le départ pour 10 tours d'un circuit revu et corrigé, puisque délaissant la boucle habituelle de 9 km pour passer par Villiers-Adam.
Plus casse-pattes que le circuit traditionnel, avec pas mal de petits talus et surtout (et malheureusement) une descente longue et hyper dangereuse, sur un petit chemin comportant nombre de trous et nids de poule, beaucoup trop près de l'arrivée à mon goût.
Le club organisateur de Baillet , pour rendre la course un peu plus attractive (et peut-être éviter les arrivées au sprint...), a créé un prix du Meilleur Grimpeur, situé dans l'entrée du bourg de Villiers-Adam.
Lors du tour d'échauffement, je me rends vite compte que ça ne va pas être simple de passer la descente convenablement. J'envisage même de ne pas finir la course, si la peur me crispe trop.
Comme toujours, ça part assez rapidement et Guillaume se porte à l'avant et saute dans la première tentative d'échappée vite avortée.

Plus en forme que la veille à Attainville dans la première partie de course, je vais également essayer de sortir, mais sans grande conviction. Vraiment très difficile de sortir sur un circuit comme Baillet, les lignes droites sont trop longues et lorsque le peloton accélère, il laisse rarement leur chance aux échappés.

Ce que je redoutais s'avère exact, je me trouve toujours un peu largué dans la descente : si je l'aborde en tête, je me fais déborder de toutes parts et si je l'aborde au fond du paquet, je dois mettre le turbo au bas de la descente pour rentrer.
Pour ne rien arranger, au 2ème tour, une chute se produit au bas de la descente dans une autre catégorie. A chaque tour, nous aurons droit aux sauveteurs et aux pompiers nous enjoignant de ralentir ! Pas très rassurant !!
Au 3ème tour, je m'amuse à faire le sprint pour le Meilleur Grimpeur, je passe en deuxième position puis j'aborde la ligne droite de l'arrivée en tête, mais j'ai oublié qu'il y a une prime sur la ligne lors de ce tour, je me relève trop tôt !! C'est Guillaume qui va régler ce sprint !

Finalement dans cette course, je ne me serai jamais aussi bien senti que dans les côtes, perdant systématiquement dans la descente le bénéfice de l'avance prise au point MG.

Je me classe en fin de compte 16ème à l'issue du sprint, comme prévu je n'ai pu remonter sur le faux-plat précédent la ligne d'arrivée aussi haut que je l'aurais voulu, étant tassé encore une fois sur le bas-côté par un type qui m'a fait une queue de poisson, et qui s'est retrouvé dans les graviers, le maladroit ! Guillaume quant à lui prend une belle 4ème place.
samedi 5 septembre 2009
Course Ufolep d'Attainville : si près du but...
Par Laulauvelociblog le samedi 5 septembre 2009, 23:44
Cette course d'Attainville, j'y avais déjà participé en août 2007, c'était alors ma 8ème course et pour la première fois, j'avais pris conscience de mes capacités à sortir d'un peloton, poursuivre un groupe d'échappés, bref être actif lors d'une course. Je n'avais certes pas réussi à rentrer sur les échappés, mais j'avais terminé 19ème.
Ayant délaissé ce samedi 5 septembre le Trophée de l'Ouest et la Jean-Cyril Robin sur laquelle je comptais m'aligner, j'ai préféré retourner sur cette course, tester mon niveau de forme après une série de cyclosportives qui m'ont assez bien réussi ces derniers temps.
Ca démarre plutôt mal, je ne suis pas suffisamment attentif et dès le premier virage au bout de 100m, je vois qu'un coup est parti, avec Guillaume mon coéquipier du jour. Je remonte en trombe le peloton, puis souffle un petit instant avant de me lancer seul à la poursuite des échappés. Il ne manque pas grand chose, au bout de 4 km, à peine 50m : mais seul, désormais le vent dans le nez, un vent particulièrement violent, je laisse tomber la poursuite.
Je n'aime décidément pas ça, je coupe mon effort et ça revient de l'arrière. Je reste aux avant-postes, mais en roue libre, pour protéger Guillaume. De toute façon, je n'ai plus les jambes. Complètement asphyxié !!
Je repars à l'assaut d'une nouvelle tentative d'échappée, et lorsque nous revenons, face au vent, d'autres partent à leur tour. Plus de jambes de nouveau et me voici dans un 3ème peloton. J'ai l'impression de faire vraiment n'importe quoi, de rouler à contretemps. Je ne suis décidément pas dans le rythme, toutes ces cyclos m'ont bien "diésélisé". Je le constate lorsque je suis contraint de chasser au train quand les autres y vont d'un sprint nerveux !
Au tiers de la course, sur la portion vent de dos, nous croisons un Guillaume en sens inverse, à pied... il a crevé. Pas de chance! Il va repartir, sans dossard, après avoir réparé, dans le groupe de tête. Pendant ce temps, à l'avant les 2 groupes d'échappés se sont regroupés. Ils sont environ une vingtaine et il me semble que nous nous rapprochons sensiblement.
L'écart, de 40 secondes au 4ème tour, passe à 20 secondes les 2 tours suivants. Pour ma part, ça va de mieux en mieux, je ne suis pas en reste pour prendre des relais. J'ai remarqué que lorsque j'accélérais, notamment dans la petite côte située à 2/3 km du podium, ça ne suit pas. Même dans la longue ligne droite face au vent, je suis maintenant à l'aise.

Dans le 7ème tour, je ne laisse à personne d'autre le soin de faire la jonction avec le groupe de tête, dans la petite côte où je me sens si bien, alors que Guillaume perce une nouvelle fois ! Je vais immédiatement me poster en tête du groupe et saute immédiatement (enfin, toujours au train! - mais le train est rapide!!) dans les roues d'un nouvel attaquant. J'aime bien ce passage sous le pont autoroutier, qui fait un peu toboggan. En le prenant à fond, j'ai vu qu'on pouvait passer très rapidement le coup de cul suivant, sans forcer outre mesure. Et au bout, ça casse à l'arrière. Nous allons constituer un petit groupe d'une douzaine d'unités, où je retrouve un gars de Gretz avec qui j'ai fait mon tour d'échauffement, très efficace dans ses prises de relais.
Au 8ème passage de la ligne, alors que je suis en train de me demander comment je vais monter la côte d'arrivée au dernier tour, je passe en tête, légèrement détaché, mais je ne suis pas satisfait de la façon dont j'ai monté la côte. C'est grisant d'être seul derrière la moto ouvreuse, alors qu'il ne reste que 2 tours ! Ca va durer presque un tour, durant lequel je vais passer à l'endroit où s'est produit une chute collective impliquant principalement des gars de l'ECOP. Je vais dès lors m'évertuer à rester quoi qu'il arrive dans les 10 premiers, passant le plus clair de mon temps devant, personne ne voulant me prendre de relais, excepté pour porter une attaque, à laquelle je réponds, avec les autres, de plus en plus facilement !
Puis dans le dernier tour, ça commence à remuer plus sérieusement. Le peloton revient de l'arrière, certains deviennent nerveux. C'est "marrant" de constater que ceux qui gueulent le plus : "prends les "roues" - "vas-y, roule!" sont ceux qui collaborent le moins. A 2 km de l'arrivée, 2 gars de l'OCVO attaquent, encore une fois c'est moi qui vais les chercher, mais au bout, ça déborde de partout. Du coup, je me retrouve un peu englué au bas de la dernière descente et dois faire un gros effort pour me présenter en bonne position dans la côte d'arrivée, longue de 200m, avec un passage à 7%.
Le début de la montée est difficile, je suis obligé de doubler un gars en passant dans l'herbe sur la gauche, puis je mets toute l'énergie qui me reste, j'ai l'impression d'être porté, je vois que la 3ème place est accessible, c'est sûr elle est pour moi... Mais patatras, le gars de Belloy (doss 201) craque juste devant moi : impossible de faire un écart sur la droite, et sur la gauche, il y a un balisage de travaux... Arrrgggh! Je suis obligé de ralentir, je râle, j'arrive finalement à passer à gauche, repars à l'assaut, mais je vois la 5ème place seulement se profiler... finalement ça se termine dans un mouchoir de poche, classé finalement 6ème mais vraiment pas convaincu d'avoir été passé sur la ligne. La photo laisse penser l'inverse, mais elle est mal cadrée. Dommage d'avoir été stoppé en plein effort, car j'avais une caisse d'enfer aujourd'hui, malgré un début poussif...

Edit du 6 septembre 2009 : sur la Photo ci-dessous, pas de doute, c'est 5ème, le gars de Meudon a un quart de roue de retard...
lundi 31 août 2009
La Jean-François-Bernard : au coeur des Lacs et Monts du Morvan
Par Laulauvelociblog le lundi 31 août 2009, 12:04
Le podium du Trophée de l'Ouest assuré depuis la Cyclo de Plouay, j'ai pu tenir la promesse faite à Jean-Noël Lorillot, organisateur de l'épreuve, de venir à Corbigny dans la Nièvre. 2 ans déjà que je remettais ma participation à l'année suivante, ayant préféré participer en 2007 à l'Ecureuil et en 2008 à la Saumuroise.
Il est vrai qu'elle m'attire depuis mes débuts cyclistes, cette cyclosportive qui rend hommage à l'un des coureurs les plus racés de son époque, dont j'étais un supporter acharné...

Nous arrivons à Corbigny à 4 : Karl, Pierre-Marc, Fred et moi, peu après 7h. Il n'y a encore pas grand monde. Nous récupérons en claquant des dents nos plaques de cadre : il ne fait guère plus de 6°C de bon matin en ce dimanche 30 août. Heureusement le soleil commence à poindre, c'est encore une belle journée qui s'annonce, le vent étant aux abonnés absents.
Nous retrouvons Jean-Noël et sa petite famille, puis, pas très pressés d’aller nous changer, nous prenons un café bien chaud offert par l’organisation, tout en saluant au gré de leur arrivée les "Aline", Arnaud, Yves, Xavier, Stéphane et Raphaël.
8h15, sans avoir pris le temps de m'échauffer, je rejoins la ligne de départ, en croisant Guillaume et Claudia, après avoir été interpellé par un lecteur de Cyclosport Magazine qui a lu l'article sur le Team InfoDivio dans le dernier numéro...
8h30, le départ va être donné dans quelques instants, sous le regard de Bérengère toute droite dans son corset, venue encourager les gars de son équipe de Brétigny. Nous avons droit à une portion de 3 km neutralisée pour rejoindre le départ réel situé à la sortie de Corbigny. Au programme, 164 km et quelques 2100 m de dénivelé positif.
Les premiers km sont avalés prudemment, et j'essaie de me maintenir non loin de la tête, étant plutôt craintif sur ces petites routes accidentées. Dès que ça frotte un peu, je recule...
Après 10 km, nous longeons les Etangs de Vaux et Baye en sens inverse du parcours de la Look, avant de prendre la direction d'Aunay-en-Bazois. Le rythme accélère nettement pour la montée assez longue vers Blismes au 37ème km, mais je suis bien dans les roues, et remonte dès que possible pour éviter la cassure. Guillaume revient de l'arrière et me signale qu'il a chuté... effectivement, son genou gauche est bien touché, sa course va vite devenir une belle galère !
Quelques km plus loin, nous traversons très rapidement et en file indienne l'Yonne pour longer le superbe Lac de Pannecière. Nous allons alterner comme cela les grosses accélérations, suivies de regroupements qui deviendront au fil des km moins massifs, le profil de la route étant sensiblement ascendant, bien que les montées soient courtes et suivies de replats.
Au bout de 60 km, les choses sérieuses commencent vraiment, en passant en contrebas du village de Corancy. J'ai été prévenu par Bernard Vouillon, je me suis appliqué à remonter à l'avant et c'est devant Karl que je tourne à gauche pour entamer la côte de Planchez.
Je ne suis pas certain d'aller au bout, mais je suis bien décidé à ne pas m'en laisser compter. Karl me crie de bien rester au contact, et alors qu'une accélération se produit par l'arrière, je saute dans les roues... soudain je sens quelque chose qui ne va plus au niveau du pédalage, cette sensation de rebondir sur le pneu arrière, comme si j'avais crevé.
Je me relève net en indiquant avec la main gauche que je m'arrête... un coup d'oeil sur mon pneu, mais je ne vois rien... Je me dis que je vais attendre d'être complètement dégonflé et j'essaie de raccrocher l'un des derniers petits groupes qui passent...
Une belle erreur, à n'en pas douter, finalement après avoir demandé à droite, à gauche si mon pneu arrière était crevé, il n'en est rien et je m'en veux d'avoir laissé filer la tête du peloton...
Dans ce petit groupe d'une dizaine de gars que nous formons désormais, il y a Yves et Pierre-Marc. Je suis sans problème et nous accélérons, d'autant plus que nous avons la tête de course dans le viseur. Et assez rapidement, nous réussissons à rentrer...
Bien content d'avoir réparé ma bourde, je viens me repositionner en tête de course, pour y rester jusqu'à l'entrée dans Planchez. Il reste encore quelques hectomètres à monter avant de basculer dans la descente à tombeau ouvert vers Gien-sur-Cure, où je dois encore m'accrocher.
Mes progrès, bien réels, ont cependant des limites. Il y a toujours cette difficulté à suivre un peloton lancé à pleine vitesse sur des petits chemins, notamment lorsque je me trouve à la traîne. Irrémédiablement, systématiquement, je finis par me faire distancer après avoir fait l'élastique. C'est exactement ce qui va encore se produire en longeant le Lac de Settons. N'ayant pas pu revenir devant après la descente de Gien, un peu court dans le virage à droite qui marque le début du ruban contournant le Lac par l'Est, je me retrouve en mauvaise posture, avec un trou devant moi, que je vais m'efforcer de boucher sans toutefois y arriver. Au contraire, il ne va cesser de se creuser. Oh, pas grand chose, une vingtaine de mètres pas plus, au terme des 7 ou 8 km de contournement du Lac... Mais je suis rincé, et je coupe net mon effort. Déçu. Nous sommes au 93ème km, je me dis que j'ai quand même tenu devant 3 km de plus qu'à "Courir pour la Paix". On se console comme on peut !
Le temps de reprendre un peu du poil de la bête, de me ravitailler - il ne fait pas trop chaud, je n'ai pas encore beaucoup bu - et de reprendre 2 gars lâchés après moi, puis un troisième un peu plus loin, et nous allons collaborer à 4, en organisant les relais. Cela fonctionne tellement bien que 10 km plus loin, nous rentrons sur le peloton de tête, en dépassant la file de véhicules qui le suit immédiatement. Grisant !
Comme les fois précédentes, je retourne directement devant. Mais le répit sera de très courte durée. C'est le moment qu'a choisi un gars des Douanes pour attaquer, dans la côte de Gouloux. Immédiatement poursuivi par Karl, qui crie dans ma direction : "Prends les roues" !!
Je voudrais bien, mais la poursuite m'a bien entamé... Eh bien, j'y vais quand même. Pas dans un style des plus purs, j'en conviens, mais je tiens sur 1 km. Puis je lâche prise. Cette côte est assez longue, 4 km environ, mais je n'ai pas l'impression d'avoir été beaucoup doublé. Et je me retrouve en haut de la montée dans un groupe de 6/7 unités, dont Pierre-Marc, dont la présence va me motiver jusqu'à l'arrivée à Corbigny.
Il reste environ 60 km, et, après avoir traversé Saint-Brisson, qui était un des points ravitaillement de la cyclo "Courir Pour La Paix", nous sommes lancés à la poursuite d'un petit groupe que nous apercevons devant nous. La descente dure environ 10 km, au coeur de la forêt domaniale de Breuil-Chenue, jusqu'à 2 km environ de Dun-les-Places. Les relais sont violents et je dois passer mon tour une fois, n'ayant pas récupéré des efforts précédents. Un gars s'est fait la malle dès le bas de la descente. Nous le reprenons - et, avec lui, le groupe que nous pourchassions - après une bonne collaboration de tous peu après la traversée du village, à l'endroit où, en sens inverse, j'avais été distancé du groupe de tête de "CPLP". Nous sommes désormais une dizaine alors que se profile la deuxième grosse difficulté, la côte de Plainefas.
Pour arriver au barrage de Chaumeçon, il faut encore traverser Brassy puis longer le Lac sur un chemin abrité de la chaleur par la Forêt au Duc. C'est bien agréable...
Le groupe ne ménage pas ses efforts, et je commence à m'inquiéter de savoir comment je vais m'y prendre pour passer sans dégât la côte qui arrive. Je sens que mes jambes commencent à se dérober.
Nous traversons le barrage, et, dès l'entame de la côte, le rythme se calme. Cela fait bien mes affaires. Je n'ai qu'une peur : que ça se mette à flinguer dans la côte.
En réalité, c'est le gars que nous avions repris après Dun qui s'en va seul sans que personne ne le suive, dans la traversée du Hameau de Plainefas, qui marque un replat avant la seconde partie de la côte. Je me sens de mieux en mieux, et malgré l'accentuation de la pente (qui va culminer à plus de 10% sur le haut), j'arrive à basculer devant pour aborder la descente vers Lormes. Descente également par paliers, avec quelques "coups de cul" bien casse-pattes.
Les principales difficultés sont derrière nous, il ne reste qu'environ 25 km, et nous retrouvons du côté de Lormes notre échappé de Plainefas. J'ai bouché le trou un peu trop vite, du coup j'attends que ça revienne de l'arrière, je ne me sens pas de faire 25 km seul...
Nous ne sommes plus que 7, les autres ayant été définitivement distancés dans la côte de Plainefas et nous organisons du mieux possible les relais, à peine perturbés par les quelques talus qui pourtant sont nombreux jusqu'à l'arrivée. Je me sens maintenant dans une forme éblouissante...
Dans la dernière côte de choix en Forêt de Montreuillon, nous nous postons, Pierre-Marc et moi, devant le groupe pour passer devant le point photo d'Antoine, puis je continue seul jusqu'au haut de la côte, je suis sûr au moins de ne pas m'y faire distancer !

Un virage à droite, il reste un peu plus de 5 km pour rejoindre Corbigny. Je commence à réfléchir à la façon dont je vais m'y prendre pour l'inévitable sprint.
Je sais que Pierre-Marc est irrésistible au sprint, mais, alors que j'aurais dû rester dans sa roue pour guetter son attaque, je me trouve devant au moment où il lance les hostilités... Et c'est trop tard, je me fais surprendre dans le virage précédant l'arrivée. Il aurait fallu que je lance le sprint pour avoir une chance... Leçon retenue pour la prochaine fois.
Pierre-Marc finit à la 19ème place, et je prends une 23ème place assez inespérée, à 10 mn du vainqueur Nicolas Schurtz, le "bourreau de Longchamp"!
Comme d'habitude, la suite sera un agréable repas avec les amis, à la table d'Alain Pradier et Pierre Matonnat, organisateurs de la Bourguignonne et de la Machinoise, puis nous assistons à la cérémonie de remise des récompenses, richement dotée, avec les podiums de Karl, vainqueur de sa catégorie et d'Yves et Pierre-Marc, 2ème et 3ème de la leur.
Petite surprise, avec notre 2ème place par équipe pour le Team InfoDivio, devant les amis de Brétigny et derrière les imprenables "Douanes". Et dire que l'an prochain, c'est le Label d'Or qui sera leur objectif principal !
Les 24 Heures du Mans : un grand moment de convivialité !
Par Laulauvelociblog le lundi 31 août 2009, 11:59
La lecture fin 2008, sur le site internet du Cyclisme pour Tous, de l'annonce de cet événement exceptionnel avait attiré l'attention de plusieurs d'entre nous, licenciés au club de Houilles-Carrières/Seine (CCO). La perspective de pédaler sur l'un des plus fameux circuits automobiles au Monde était tentante et enthousiasmante. Aussi, nous n'avons pas eu de mal à convaincre le bureau du club d'inscrire cette épreuve au calendrier 2009. Afin de contenter un plus grand nombre de candidats, notre choix s'est rapidement porté sur la constitution d'une équipe mixte de 8, comprenant 5 hommes et 3 femmes. C'était l'occasion de relever un défi sympa et collectif !
Une réunion de préparation fin juillet permet de mettre au point les derniers détails et de répartir les missions de chacun : me voilà propulsé capitaine de l'équipe, Céline s'occupant - à merveille - de la logistique et du ravitaillement : chacun est donc chargé d'amener qui un Home Trainer, qui des tables et des chaises ou encore le matériel de camping.
Le jour J ! Le beau temps et la chaleur sont au rendez-vous. Ce sont 2 belles journées qui s'annoncent en ce samedi 22 août. Le Mans est le point de convergence de notre petit groupe : Annick, Céline, Jérôme Frans et Guy viennent directement de Carrières/Seine, Thierry de la côte Normande, Marie-Noëlle de sa Champagne et moi-même de Bretagne où j'ai disputé le vendredi la Cyclo de Plouay. Je suis d'ailleurs venu un peu en éclaireur la veille au soir et j'ai retrouvé sur place les amis Patricia et André, spécialistes des épreuves de longue durée, qui gagneront d'ailleurs dans leur catégorie Duo Mixte. La nuit au camping du Houx n'a pas été de tout repos, bercés que nous avons été par les vrombissements des motos sur la ligne droite des Hunaudières, toute proche…
L'organisation est quasi militaire : le timing est respecté à la seconde près. Tant pis pour les retardataires… Heureusement Thierry arrivera à quelques secondes du délai donné pour le retrait de son dossard !
Afin de découvrir le circuit, nous avons durant 2 heures la possibilité d'aller y faire quelques tours de roue, en toute décontraction. De l'avis de chacun, la côte Dunlop sera vraisemblablement LA difficulté principale, au fil des tours… Du coup, plus question comme je l'escomptais de faire des relais de 2 heures !
Les paddocks deviennent au fil des heures de véritables ruches. Nous partageons notre stand, le n°2, avec nos amis du club de Flins, qui ont monté pour l'occasion 2 équipes de 8, dont une mixte.
Sur le coup de midi, nous sommes invités à monter tous dans les tribunes pour y écouter les mots de bienvenue ainsi que les dernières recommandations et consignes de sécurité de Jean-Claude Gasnal, organisateur, et de Roger Legeay, l'un des parrains de l'épreuve. L'ambiance est détendue, bien que l'inquiétude puisse se lire sur les visages de ceux qui ont décidé de réaliser leur défi en solo… Les V.I.P. et coureurs de renom sont également présents, à l'image de Gérard Holtz, qui a constitué avec Roger Legeay et leurs fils respectifs une équipe de choc, ou encore d'Eric Leblacher, ancien professionnel.
14h30 : après un déjeuner frugal et rapide dans les paddocks, le protocole de départ est mis en œuvre : j'ai cette chance d'être le premier à m'élancer parmi les 276 équipes (solos compris). Après un " tour de chauffe " que nous effectuons ensemble, catégorie par catégorie, nous venons nous placer sur toute la longueur de la ligne, pour un départ " type Le Mans " ! Jamais je n'aurais imaginé être un jour dans cette situation ! L'attente, debout face au vélo tenu par un coéquipier, est interminable… le défilé des drapeaux, les hymnes des Nations représentées, les dernières instructions…
Ouf, il est 15h ! Enfin ! Plus le temps de réfléchir, il faut traverser la piste en courant, sauter sur le vélo et essayer de suivre les mieux placés à l'avant sur la ligne.
Malgré tous mes efforts, il me sera impossible de raccrocher le premier groupe, qui roule à près de 43 km/h durant les premiers tours. Un point avait échappé à mon attention lors de la reconnaissance du circuit : les descentes sont assez périlleuses, comme celle du 'virage de la Chapelle après le Pneu Dunlop, où déjà une chute vient nous refroidir et nous faire faire un écart… Les virages très serrés du " Garage Vert ", me rappellent que la maîtrise des trajectoires n'est pas ma spécialité, loin de là…
C'est une première heure menée tambour battant, je ne suis pas mécontent de rentrer aux stands pour passer le relais - et la puce électronique - à Guy, tellement le rythme m'a semblé violent !
Nous avons été prévenus, la vitesse devant les stands, lors des passages de relais, ne peut excéder 20 km/h. Il est vrai qu'à certains moments, les équipes ayant décidé de faire tourner sont nombreuses, provoquant quelques embouteillages ! Nous finirons par accepter l'idée qu'il est préférable de partir à plusieurs pour former un petit groupe, plutôt que de partir en solitaire et attendre qu'un hypothétique peloton passe…
Céline nous a concoctés sur l'ordinateur un planning des passages de relais très au point, en fonction de la durée que chacun se sent capable de réaliser. C'est ainsi que nos relais s'échelonnent, selon le cas, de la demi-heure à l'heure, chacun prenant sa part à tour de rôle, environ toutes les 6 heures.
Un ordinateur nous permet de suivre en temps réel l'évolution des performances des équipes en lice, et plus précisément notre position au classement général. Nous naviguons durant les premières heures entre la 100ème et la 130ème place de ce classement. Les solos sont encore à bloc à ce moment. Vers 20h, me vient l'idée de regarder le classement par catégorie de notre équipe… Dans le guide des 24 heures, 8 équipes mixtes de 8 sont partantes. Or, à regarder le classement de près, les 7 autres équipes sont moins bien classées que la notre ! Cela va permettre d'ajouter, si besoin était, à la motivation de tous ! Annick ira même jusqu'au bout d'elle-même pour enquiller un 4ème tour consécutif non prévu au programme. Sa joie au retour fait plaisir à voir !
La nuit tombe petit à petit sur le circuit, permettant à Guy, qui effectue alors son tour de relais, d'admirer le coucher de soleil de la piste. Bien que le circuit soit éclairé, nous avons dès 21h pour consigne d'allumer nos feux arrière, obligatoires pour avoir la permission de rouler de nuit. Rouler de nuit ! Pour la plupart d'entre nous, il s'agit d'une expérience nouvelle. Pour mon compte, je trouverai fantastique ces quelques kilomètres nocturnes, sans bruit extérieur autre que le sifflement des roues et le cliquetis des dérailleurs. Rien de mieux pour se vider l'esprit des soucis et tracas quotidiens ! C'est aussi l'occasion, avec ce rythme un peu moins rapide, de discuter avec quelques autres participants, comme je le ferai avec Guillaume, même pas 21 ans, que j'ai connu sur la Vél'Automne fin 2008 et venu participer en solo à ce défi. Autant dire que l'effort et la performance sont ici sans commune mesure avec la notre !
Les paddocks en pleine nuit n'ont plus rien à voir avec la cohue de début d'épreuve. Il ne reste bien souvent qu'un ou 2 participants par stand pour contrôler l'évolution des équipiers, les autres étant partis se reposer et essayer de dormir au camping, ou, pour ceux qui ont le sommeil moins léger, sur un matelas posé à terre au fond du stand. Notre feuille de route étant bien définie, les différents relayeurs de l'équipe sont à l'heure au rendez-vous, et même un peu avant pour l'échauffement sur l'engin de torture qu'est le Home Trainer. L'atmosphère est feutrée, certains ont du mal à émerger ou à garder les yeux ouverts, même à peine sur le vélo, les automatismes et la hargne reviennent !
Il est désormais presque 7 heures du matin, c'est un Jérôme livide qui s'apprête à monter sur le vélo pour assister au spectacle du lever de soleil sur le Dunlop. Nous avons même un peu peur pour lui. Nous suivons attentivement sa progression durant les 2 premiers tours, mais d'un geste au passage devant les stands, il nous fait signe que tout va bien. Placé dans un groupe très rapide, sa performance fera même grimper l'équipe au classement à la 81ème place du scratch. Le classement dans la catégorie, quant à lui, semble désormais assuré avec une bonne vingtaine de tours d'avance sur les suivants.
Les dernières heures seront effectuées à bloc, en conservant notre rotation désormais bien rôdée. Au fil des kilomètres, nous doublons des participants - tout au moins les solos et duos - de plus en plus fatigués, voire même " robotisés ". Nous avions envisagé qu'il reviendrait à une féminine, en l'occurrence Céline, de clôturer la série de relais dans la dernière demi-heure de course, pour franchir en vainqueur la ligne d'arrivée. Mais l'organisation ne nous en laisse finalement pas le loisir, demandant à ce que l'accès aux stands soit évité durant les derniers tours. C'est donc Thierry qui aura la joie d'en terminer, comme tous les autres, sous les acclamations du public nombreux dans les tribunes, avec la chair de poule, selon ses dires.
Et bonheur complètement imprévu et nullement envisagé au moment de l'inscription, un peu la cerise sur le gâteau, notre équipe de combattant(e)s est invitée à rejoindre le podium pour se voir remettre le superbe maillot de vainqueur ainsi que les récompenses revenant à la meilleure équipe mixte, pour une 72ème place au scratch.


Nul doute que l'an prochain la participation à cet événement hors du commun sera encore plus importante, tant le niveau de prestations (camping gratuit à proximité, ravitaillement à volonté, infrastructures, environnement) est relevé.
lundi 17 août 2009
L'Etape Sanfloraine : des progrès et une claque !
Par Laulauvelociblog le lundi 17 août 2009, 23:04
L'Etape Sanfloraine, à laquelle je participe pour la seconde fois ce dimanche 16 août, vient clôturer en beauté une quinzaine de jours de vacances durant lesquels j'aurai escaladé quelques cols alpins et mené à bien ma tentative de devenir un "Cinglé du Ventoux".

Arrivé à Saint-Flour la veille en fin d'après-midi, en provenance directe des Alpes, et après avoir récupéré mon dossard, je rejoins quelques "Cyberpotes" pour un repas pris en terrasse dans la ville haute, non loin de l'hôtel.
La nuit a failli être agitée, un char toute musique hurlante - soirée d'enterrement de vie de garçon! - venant se poster sous le coup de 23h sous les fenêtres de l'hôtel et y restant une bonne demi-heure. Mais, il finira par partir importuner d'autres malheureux jusqu'à une heure avancée de la nuit.
C'est finalement relativement décontracté que je descends vers 8h effectuer les derniers préparatifs... mais ça ne va pas durer. Un coup d'oeil sur les pneus pour m'assurer que tout va bien et je suis pris d'un doute en voyant que le pneu arrière présente un début de fissure sur le flanc. Je préfère finalement le changer pour partir totalement serein. Mais de ce fait, je renonce à un semblant d'échauffement...
Avec Laulau, nous descendons maintenant de la vieille ville vers le lieu de départ, distant de 2,5 km. Bénéficiant d'un dossard prioritaire, je prends place dans le premier sas, déjà bien rempli, et deuxième coup de chaud, j'ai oublié de mettre ma plaque sur le cintre... Tant pis, j'ai au moins mon dossard, il est trop tard pour faire demi-tour.
La journée s'annonce belle et chaude, je sais que je vais souffrir de la chaleur, c'est même le principal enseignement que je retire de mes dernières cyclos : il est vrai que j'avais été épargné par les grosses chaleurs en 2007 et 2008, malgré ma participation à une trentaine de cyclosportives.
Nous sommes environ 240 à nous élancer pour un long périple de 151 km et 2750 m de dénivelé positif. D'emblée je remonte à l'avant pour ne pas attaquer les descentes au fond du peloton. Et cela réussit plutôt bien, j'aborde la première descente en tête, ce qui m'évite de faire l'élastique comme l'an dernier sous la pluie. J'entends Karl derrière moi me prodiguer ses conseils, que j'essaie de suivre à la lettre.
La seconde descente vers le Viaduc de Garabit, toujours aussi majestueux, me voit reculer - on ne se refait pas - mais moins que d'ordinaire, si bien que je n'ai qu'un effort réduit à fournir pour recoller au bas de la côte de Faverolles.
L'an dernier, rien que la vue du panneau "Sommet 5 km" m'avait clouée au sol, vaincu d'entrée par des douleurs intestinales. Là, je réussis à prendre le rythme rapidement sans trop forcer, évitant de ci, de là quelques gars qui coincent. Je suis content, ça démarre plutôt bien. Un peu décroché néanmoins dans l'entrée de Faverolles, avec la sensation de plafonner quelque peu, surtout dans ce virage serré à droite... Sans me crisper, je participe à la poursuite dans la descente vers le Pont du Bès, où je recolle finalement.
Il est difficile de dire exactement combien nous sommes à ce moment-là, peut-être une soixantaine, les 2 parcours étant partis ensemble, je vois à peu près autant de dossards "151km" que de "114km" .
Nous abordons rapidement la seconde difficulté, la côte de Fridefont... La tête de course accélère, je tiens 1km, 2km et je cède. Impossible de hausser le rythme, au contraire les jambes sont douloureuses, dures comme du bois. J'essaie de me dresser sur le vélo pour reprendre un peu de vitesse mais rien à faire, je flanche !
Pour autant, il n'y a pas grand monde qui me dépasse, alors j'essaie de retrouver mon second souffle en ralentissant un peu. Au haut de la côte, je parviens à revenir sur un petit groupe de 8/10 gars non loin de la tête de course.
Une petite zone de plat - et il n'y en aura pas beaucoup -, me permet de récupérer un peu et de m'alimenter, ce qui n'est pas du goût d'un de mes compagnons, qui me reproche de laisser un trou sans l'avoir prévenu !
Nous roulons néanmoins à bonne allure, si bien que nous reprenons un Pascal Vial esseulé avant la descente vers Chaudes-Aigues, menée très rapidement. J'y prends presque du plaisir, à effectuer cette descente ! Mon séjour dans les Alpes semble indéniablement porter ses fruits !
Après avoir traversé rapidement Chaudes-Aigues, sous les applaudissements de nombreux spectateurs comme souvent en Auvergne, nous entamons une montée de 3,5 km au début de laquelle je m'aperçois vite que je suis émoussé par ce départ rapide, à un niveau inhabituel pour moi sur ce type de terrain. Je recule doucement mais sûrement, et je ne fais pas l'effort pour revenir, par peur d'exploser plus loin probablement ! Je me retrouve au Puy de la Crousset avec un gars du Team Eco Cyclo, Thierry Firmin, à qui je lance un peu décontenancé "Je ne me souvenais plus que c'était si dur"...
Après avoir un peu récupéré à nouveau, nous sommes repris par un groupe assez consistant d'une dizaine d'unités et nous délaissons les routes larges pour emprunter de petits chemins bien ombragés par endroits. Une fois passé Lieutadès, nous entamons une périlleuse descente vers le Pont de Tréboul, dont j'ai gardé un très mauvais souvenir l'an dernier sur une route humide. Ca va très vite, mais je vois petit à petit s'éloigner le groupe. Etant dernier de la file, il se trouve que les 2 gars devant moi semblent ne rien pouvoir faire pour réduire l'écart. Devant moi, c'est Laurent Doucet, je me demande s'il a finalement l'intention de doubler celui qui le précède... Après tout, lui il fume la pipe dans les côtes, il n'est certainement pas inquiet...
Alors j'attends l'occasion pour pouvoir doubler, ce que je parviens finalement à faire en forçant mon tempérament et après quelques virages et relances, j'arrive à recoller à la tête du groupe, peu avant le Pont de Tréboul. C'est préférable, avant la côte qui se profile...
Pour arriver à Pierrefort, où nous attend une ambiance festive, il faut auparavant monter cette côte de 5 km, débutant par petits paliers successifs. Nous apercevons un petit groupe non loin devant et de ce fait, le rythme accélère tout au long de la montée, où je dois m'accrocher pour ne pas sauter. Les 2 derniers km, menés à un train d'enfer par un Laurent Doucet impérial en montée sont bien durs à négocier. Plusieurs fois je lâche prise et seule la force du désespoir me permet de m'accrocher à nouveau... Lorsque nous sommes au sommet, la récompense est au bout, nous reprenons un bon peloton, en réalité le groupe duquel j'avais sauté dans la côte de Chaudes-Aigues. Par malice, je viens me repositionner juste devant le gars qui m'avait reproché une heure plus tôt d'avoir laissé un trou... on s'amuse comme on peut !
Pierrefort... la boulette !!
Un crochet à gauche, nous traversons la zone de ravitaillement... les bénévoles tendent des gobelets... la tentation est trop forte, je m'arrête, constatant que certains en font autant... Oh, ça ne dure pas longtemps, mais en repartant, c'est trop tard... le groupe n'est pas très loin, mais je n'ai pas la force de faire l'effort pour revenir. Et pourtant j'aurais dû, j'ai oublié que la côte suivante ne se présentait pas immédiatement.
Je vais trainer ma misère sur les 5/6 km suivants, incapable de retrouver la bonne carburation. Un gars me dépasse en m'enjoignant de le suivre... Impossible !
Après la côte suivante, peu avant le carrefour des 4 routes de Cezens qui marque la séparation entre les 2 parcours, je suis repris par un petit groupe que j'espère bien suivre durablement. Le premier à me dépasser, dossard 22, m'encourage. Je saurai après qu'il s'agit de Laurent Debaene. Sympa ! Je reconnais dans ce peloton Karine Seysset et un gars de Cournon d'Auvergne avec lequel j'avais effectué la Michel Grain. Je lui dis d'emblée que je n'arriverai pas à le suivre jusqu'au bout cette fois !
La descente vers la vallée de Brezons est rondement menée et c'est à bonne allure que les quelques kimomètres de cette vallée, nous menant au pied du col de la Grifoul, sont parcourus sous une chaleur de plus en plus intenable et face à un vent défavorable.
Bien désagréable cette portion, avec cette abominable voiture suiveuse au cul... Je croyais que c'était interdit ! Alors que j'ai toutes les peines du monde à me refaire une santé, j'ai en plus l'impression de gêner les opérations de ravitaillement du petit groupe ! Enfin une partie, car un gars ayant la bonne idée de demander de l'eau aux occupants de la voiture, se verra opposer un refus catégorique...
Nous voici au pied du col de la Grifoul. Exténué et écrasé par la chaleur, déconcentré par le manège de la voiture suiveuse, je décide, persuadé que je ne suivrai pas dans la montée du col, de mettre pied à terre au ravitaillement du Bourguet. Je me jette sur l'Auvergnat Cola frais, en descendant 4 ou 5 verres et entreprends de remplir mon bidon d'eau. 2 bonnes grosses minutes de perdues, mais ce n'est pas grave, je préfère monter le col à ma main et ne pas subir le rythme. Je repars peu de temps après Thierry Firmin qui s'est également arrêté assez longtemps au ravito.
Rapidement, je fais le constat que la montée sera difficile. Je n'arrive pas à me caler sur une moyenne de 14 km/h, qui me permettrait de mettre une demi-heure pour rejoindre le col. En outre, la montée est exposée en permanence au soleil. L'atmosphère est étouffante.
Les jambes sont très douloureuses, comme jamais je ne l'avais senti auparavant. J'ai peut-être été trop gourmand durant les vacances en matière de dénivelé. Je dois manquer de fraîcheur...
4 km environ avant le sommet du col, j'entends un voix à l'arrière qui m'appelle : c'est Laulau. Pu... qu'il grimpe bien, il me laisse sur place ! Même pas ça ne me donne un coup de fouet !!
2 km plus loin, c'est une athlète de choc qui me double : Sylvie Quittot herself, championne de France de Duathlon longue distance, partie seule à l'assaut des groupes précédents, sans aide ni assistance... La grande classe ! J'avais fini la Vél'Automne 2008 avec elle, qui avait tenu le choc malgré une lourde chute à 50 km de l'arrivée...
Enfin, le col est en vue. Je n'ai pas la force d'accélérer beaucoup, alors que l'an dernier nous étions 3 à sprinter sur le dernier km. Je suis toujours à quelques tours de roue de Thierry Firmin, derrière lequel j'entame la courte descente vers l'ascension du Plomb du Cantal (Prat de Bouc), point culminant de l'épreuve.
Bizarrement, cette ascension, sous un ciel momentanément voilé, se passe très bien. Contrairement à l'an dernier, je n'oublie pas de repasser le petit plateau au moment de débuter l'ascension, ce qui est plus simple, il faut bien l'avouer.... Puis nous dépassons à nouveau quelques gars avant de faire une nouvelle petite halte au ravitaillement au Col, histoire de reprendre quelques forces avant les 40 derniers km.
Descente menée tambour battant, avec une pointe à 73 km/h pour moi, malgré les gravillons présents sur la chaussée et le très mauvais revêtement du village d'Albepierre. Parti avec un temps de retard du ravito, j'arrive à revenir avant le lieu-dit d'Auzolles sur Thierry Firmin et Olivier Courteix, puis je me mets résolument à l'avant pour rallier l'arrivée le plus rapidement possible. Dans la côte de Meymargues, je me retrouve un nouvelle fois seul avec le porteur du maillot Eco Cyclo, très accrocheur dans la montée, mais revenus sur le plat, nous sommes rejoints par un Hollandais (doss 23) qui va venir perturber mes bonnes dispositions du moment. En effet, il prend des relais très prononcés, auxquels il m'est difficile de répondre. Cela a le don de me faire pester en silence... A ce rythme, nous reprenons 2 éléments, dont un Saumurois et un porteur de maillot Ekoi, qui finira lui aussi par me reprocher les espaces laissés devant moi. Je fais de plus en plus l'élastique sur la vingtaine de km suivants, contraint de passer en force les quelques talus ici et là, pour recoller au petit groupe.
A 10 km de l'arrivée, au bas de la descente de Sériers effectuée derrière le gars de Saumur encore plus mauvais que moi en descente (et à qui j'ai failli demander s'il y avait des côtes à Saumur!), la côte de 1,5 km qui se profile est de trop. Je me rassois, sans chercher à suivre. De toute façon, à regarder le compteur de près, j'ai déjà explosé mes objectifs en temps et probablement en classement. Et comme je me suis promis de ne pas disputer le sprint à mes 4 comparses - d'ailleurs l'aurais-je voulu, je ne suis pas certain de l'avoir pu - autant laisser filer.
Elle est bien longue cette montée, je me surprends à zig-zaguer sur la route, c'est vraiment pas la grande forme. Le bidon d'eau est vide. Ma vie pour un Coca !
Au haut de la côte, je retrouve Michel Richard, à qui je demande s'il est premier dans sa catégorie des 60 ans, mais il n'a plus les idées très claires non plus...
Il reste encore ce bon raidard à Villedieu, culminant à plus de 10%, avec au bout une longue descente vers Saint-Flour, où je suis pris de vives douleurs aux côtes, en passant sur les déformations de la route.
Puis c'est la montée finale vers la Vieille Ville de Saint-Flour. Je ne force pas le talent, étant seul et je passe la ligne au ralenti, complètement lessivé. Le compteur affiche 5h13.
Finalement, je termine 51ème au scratch, 12ème dans ma catégorie (85/23 en 5h32 en 2008). Il faut croire qu'un bon départ est déterminant pour la suite, car malgré mes 50 difficiles derniers km et 3 arrêts aux ravitaillements, je réalise certainement une des meilleures performances sur ce type de parcours à fort dénivelé. De bon augure pour la suite !

Les Cinglés du Ventoux : un défi pour les Cyberpotes !
Par Laulauvelociblog le lundi 17 août 2009, 21:41
L'idée a été lancée en début d'année sur le Forum des Cyberpotes. Ma participation a fini par trouver sa justification par le fait de ma candidature recalée à l'Etape du Tour "Montélimar/Mont-Ventoux". En compensation, pourrait-on dire...
La date retenue, le 8 août 2009, tombait un an jour pour jour après la montée du Ventoux organisée autour du Forum de V101. Mais cette fois il n'était pas question de se satisfaire d'une simple montée par Bédoin suivie d'une descente vers Sault...
Comment devenir Cinglé du Ventoux ? Très simple, en ralliant le Mont Ventoux à 3 reprises, par les 3 accès différents, au départ de Bédoin, Malaucène et Sault, y compris les descentes, le tout dans la journée (sur une période de 24 heures). Bien évidemment, une carte de route à faire tamponner chez un commerçant lors du passage dans chacun des 3 villages ainsi qu'au sommet du Ventoux, permet de justifier de la réalité de la performance auprès de l'organisation.
C'est ainsi qu'un petit groupe de 8 cyberpotes se retrouve devant l'Hôtel "L'Escapade" de bon matin, vers 6h30, pour se préparer à affronter par 3 fois le Géant de Provence : il y a là Bérengère, Laulau, El Rafa, Pascal dit Calou, Dominique dit Hautesouris et Stéphane dit Steevie - ces 2 derniers forumeurs du site Velo-Web ayant été conseillés par Karl, Sophie alias Zen (partie un peu en avance à la fraîche) et moi. Tout ceci sous l'oeil attentif de Denis, venu assurer en presque voisin une assistance voiture et ravito très appréciée de tous.
Qu'elle est agréable cette ascension du Ventoux par Bédoin... Voir le soleil se lever sur le Ventoux est un moment inoubliable ! Pas de voiture, encore peu de cyclistes, pas de vent, pas de bruit... Le revêtement de la chaussée est parfait, l'odeur des sapins vient chatouiller nos narines...
Rapidement, Laulau et Calou ont pris les devants, imprimant un bon rythme. Avec Bérengère et El Rafa, nous évoluons un peu en-deçà - il s'agit de ne pas se griller d'entrée ! A hauteur de Chalet Reynard, la pente s'adoucit un peu, et nous arrivons à hauteur de Zen, qui a bien carburé depuis son départ.
Le paysage lunaire qui s'offre à nous, nous couperait le souffle pour un peu ! Le soleil commence à nous effleurer de ses rayons, au moment de passer devant la stèle Tom Simpson. Tiens, qu'est-ce que c'est que ces pierres en contrebas de la route ? Ah non, ce sont des moutons... des moutons caméléons ? C'est à s'y méprendre !
Encore un petit effort et nous voici au sommet en 1h47. Denis nous attend en voiture pour le ravitaillement et pour nous permettre de remettre quelques vêtements chauds en vue de la descente vers Malaucène. Auparavant, nous attendons qu'arrivent Steevie et Hautesouris afin de repartir groupés.
La descente vers Malaucène démarre prudemment pour moi. Parti dernier, j'ai une trouille monstrueuse sur les 2 premiers km non bordés d'arbres. Je suis largué. Puis la station du Mont-Serein passée, je me libère et refais peu à peu mon retard, jusqu'à revenir à hauteur de Calou qui avait pris les devants avec Zen. Avec à la clef une pointe à 89,7 km/h. Moi qui étais sceptique losque j'entendais parler de 100 km/h dans cette descente, je comprends mieux pourquoi désormais.
Le bas de la descente est plus technique, avec des virages plus serrés... Instantanément, mes trajectoires laissent à désirer, ce qui incite même Zen à me dépasser tellement je lui fais peur !!! Un plaisir finalement que cette descente avalée en moins de 25 mn.
Après avoir fait tamponner notre carton chez "Dame Béa", c'est reparti pour 21 km de montée. Au contraire de la montée par Bédoin, pas de phase d'échauffement, les pourcentages sont importants rapidement. La montée est moins paisible, avec un nombre incalculable d'automobiles, pas toujours patientes, et avec un soleil qui se met à taper sérieusement, à tel point que j'ai le sentiment de brûler littéralement pendant plusieurs km. Nous roulons groupés sur un bon tiers de la montée, avant que Laulau et Calou ne mettent les gaz. Nous les laissons filer, il faut garder des forces pour la suite. Durant 3 bons km, je ne verrai pas descendre le pourcentage affiché sur mon compteur sous les 10%... J'ai de plus en plus de peine à appuyer sur les pédales, je vais passer là un mauvais moment, jusqu'à l'arrivée à la station du Mont-Serein. Là la pente s'adoucit, et nous reprenons de la vitesse, jusqu'à la fin de la route forestière à quelques km du sommet.
Puis, c'est de nouveau de forts pourcentages dans un décor redevenu lunaire, et dans une atmosphère beaucoup plus fraîche et sous un ciel un peu orageux, jusqu'au sommet, que nous rallions en 1h49. La fatigue commence à se faire sentir !
Il y a désormais un monde fou au sommet du Ventoux. Quel contraste avec le tableau offert moins de 3 heures plus tôt ! Nous allons faire tamponner nos cartons à la boutique et j'en profite pour me taper un bon Coca et manger une banane.
Nous attendons Zen, Steevie et Hautesouris pour repartir et Denis décide de faire la dernière tentative avec nous, sur son vélo. Finalement, Hautesouris préfère couper et reprendre en fin de journée pour effectuer sa dernière ascension...
Nous repartons donc vers Sault, toujours à 8, cette fois encore, je repars avec un peu de mal, prenant de l'assurance au fil des virages. La route vers Sault, une fois passé le Chalet Reynard, est nettement dégradée, même si certaines portions ont été regoudronnées récemment. Ce n'est donc pas très agréable, d'autant qu'il fait toujours plus chaud et que le temps est désormais menaçant.
Il nous faut pas moins de 40 mn pour rejoindre Sault. Ah cette arrivée sur Sault, j'ai oublié qu'il y avait une belle bosse avant de rejoindre ce petit bourg pittoresque ! J'en suis quitte pour zig zaguer jusqu'à un replat pour passer sur le petit plateau !
A Sault, nous trouvons un bar pour y faire tamponner nos cartes de route et je remplis mon bidon d'eau avec... du Coca !! Quelle chaleur épouvantable. Nous approchons des 40°C au soleil...
Il est désormais plus de 13h00, et c'est reparti pour la troisième et dernière ascension, la plus longue avec ses 26 km, mais la moins difficile, eu égard au dénivelé nettement moins important que les 2 premières montées. Les organismes sont entamés et c'est groupés que nous évoluons maintenant, alors que Zen, Steevie et Denis ont pris un peu d'avance en repartant plus tôt.
Il me semble avoir toutes les peines du monde à suivre le groupe, mais je sais bien que ce n'est qu'une impression : j'ai toujours du mal à subir le rythme d'un groupe dans une montée, quel que soit le rythme d'ailleurs...
Aussi, lorsqu'à 13 km de l'arrivée, je prends le relais d'une courageuse Bérengère, au moment où la pente s'adoucit un peu, c'est mon rythme que je vais imposer aux autres. Dans les pourcentages inférieures à 3%, je sais que je peux faire jouer ma puissance. Alors autant en finir au plus vite maintenant, j'ai 6 km jusqu'au Chalet Reynard pour m'amuser un peu. C'est grisant ! Prenant même un virage "façon motard", et effectuant quelques pointes au-dessus de 30km/h.
Le Chalet Reynard passé, il ne reste que 6 km pour atteindre le Graal et le rythme ralentit nettement, pourcentage de la pente oblige... Elle est bien moins agréable qu'au petit matin, cette fin d'ascension. Beaucoup de monde, beaucoup de voitures... J'essaie de m'accrocher, mais mon coup de sang sur quelques km m'a bien entamé. Je cède définitivment à 1,5 km du sommet. Le mental probablement... A quoi bon se faire du mal, dans quelques instants, j'aurai réussi ma tentative ! J'en profite pour prendre une photo de la stèle Simpson. Avec le vent, ça fera une belle photo finalement...
Voilà, encore un effort, et le Ventoux est atteint pour la 3ème fois de la journée en 1h38. Zen, Denis et Steevie arrivent peu de temps après, le temps d'aller dévaliser la boutique de quelques bouteilles d'eau, je suis complètement déshydraté. Décidément, j'ai du mal à gérer les grosses chaleurs à vélo...
Je me lâche complètement dans la descente vers Bédoin, toute appréhension ayant disparu. Cette descente n'en est pas moins rendue dangereuse par la présence de nombreux véhicules en sens inverse. 6h45 finalement de selle pour accomplir ce défi, et de nombreux souvenirs en stock pour notre petite bande de cyberpotes !
Prochaine étape : la bicinglette, c'est-à-dire effectuer 2 fois le menu des Cinglés ! Ce sera en principe pour le 27 mai 2010, pour profiter de la pleine lune, d'une température moins chaude, et de routes plus tranquilles...
La photo de groupe :
Courir pour la Paix : entre Auxois et Morvan
Par Laulauvelociblog le lundi 17 août 2009, 20:15
Le ciel est bien dégagé en arrivant à Chailly-sur-Armançon : la journée va être belle, quoi de plus normal pour un 1er août ?!
C'est ma seconde participation consécutive à cette cyclosportive à but humanitaire, qui sillonne les routes au coeur de paysages magnifiques de l'Auxois et du Morvan.
Engagé d'office comme membre du Team Divio, je découvre le numéro de dossard qui m'a été attribué : le 13 ! C'est une première et finalement je refuse la proposition que me fait la personne préposée aux dossards de le changer...

Cette année, pas de cérémonie pour moi, je préfère partir m'échauffer avec Karl et Laulau, en montant tranquillement la côte de Sausseau. Au moins ça m'évitera d'arriver après que le départ soit donné, comme ce fut le cas l'an passé...
Départ tranquille et groupé dans la côte de Sausseau, j'en profite pour me placer à l'avant. Le plus difficile est d'y rester, et c'est ce que je m'emploie à faire dans les km suivants, en faisant l'effort pour remonter dès que j'ai l'impression d'avoir trop glissé. Ma concentration est au top, cela me permet de passer en tête en haut de la côte située avant Saulieu, qui m'avait vu céder du terrain l'an dernier. Puis de sortir de Saulieu sans dégâts.
Changement de rythme en entrant en forêt domaniale de Breuil-Chénue, après 35 km de course. Une grosse accélération se produit en tête de course. J'arrive à suivre un instant, mais je finis par lâcher prise, voyant passer à côté de moi, impuissant, le TGV des Elites du SCO Dijon lancé à la poursuite des premiers. Heureusement, je parviens à accrocher un petit groupe, très péniblement cependant, avec lequel je reviens sur un peloton de tête regroupé à proximité de Quarré-les-Tombes. Je retourne aussitôt devant, pour éviter tout nouvelle déconvenue.
Dès lors, c'est à un rythme modéré - et bien agréable - que le peloton évolue.
Au 60ème km, au niveau de Saint-Germain-des-Champs, Jean-Charles Martin rapidement rejoint par Karl, s'extirpent du groupe en plein milieu du bourg, au sommet d'un petit talus. Un virage serré à gauche immédiatement après et le profil accidenté des petites routes empruntées font que très vite, les échappés ne sont pas visibles par le peloton. D'autant que nombreux sont ceux qui n'ont vu que du feu...
Avec Pierre-Marc, le mot d'ordre est simple : ne pas accélérer et rester devant pour ralentir le rythme si possible. Faire comme si de rien n'était...
A Chastellux-sur-Cure, nous abordons une petite côte, relativement longue, qui sera finalement escamotée. Montée à bon train, mais sans plus. J'en profite pour me ravitailler, et maladroit que je suis, faire tomber 2 fois coup sur coup une barre énergétique de ma sacoche "Je roule propre" !!
Saint-Martin-du-Puy marque le début de l'une des grosses difficultés du parcours, la côte de Plainefas. Très jolie au demeurant, cette montée sinueuse au milieu des bois n'en est pas moins délicate, notamment en raison de l'accélération en tête de peloton. Je me compte déjà parmi les futures victimes... Mais j'essaie de m'accrocher encore une fois, alors que je vois s'éloigner petit à petit les premiers. Je vois que Yves, également, semble en difficulté et, au gré des virages, j'arrive soit à prendre sa roue, soit à le devancer au prix d'un gros effort. Au sommet, nous accusons, Yves, moi et 2 autres gars un retard de 250 m environ sur le groupe de tête. La descente est vite avalée, je suis surpris de bien m'y comporter, et après avoir traversé le village de Plainefas, nous revenons sur le peloton. Peloton un peu désorganisé en raison d'une erreur de parcours commise par certains en tête, qui ont continué tout droit au lieu de virer à droite...
Sauvé une fois encore, c'est tout heureux que je remonte à nouveau me reposter en tête du peloton dans les sous-bois que nous abordons en longeant le barrage de Chaumeçon, en compagnie de Pierre-Marc.
L'accélération suivante me sera fatale, c'était trop beau pour durer ! Au 93 ème km, le peloton accélère à nouveau dans une côte assez roulante au niveau de Brassy. Je suis en surchauffe, incapable de trouver un second souffle. Je finis par céder et intégrer un petit groupe de lâchés, dépassé par une fusée du SCOD, que Yves ne parviendra pas, malgré toute la hargne qu'il y met, à suivre pour rattraper le peloton de tête.
Dès lors, le rythme baisse sensiblement et c'est au sein d'un peloton d'une quinzaine d'unités, après avoir traversé Dun-les-Places et s'être fait une frayeur dans le virage suivant très prononcé à gauche (le signaleur étant bien trop en amont), que nous abordons une côte sans difficulté véritable, mais longue de 10 km, en plein coeur de la forêt domaniale de Breuil-Chenue. Au haut de la côte, certains s'arrêtent au ravitaillement de Saint-Brisson et nous demandent de les attendre, ce que nous faisons. Puis nous continuons notre chemin, en essayant d'organiser des prises de relais, sans que ce soit une vraie réussite. La côte d'Alligny-en-Morvan finit par dissuader les téméraires qui se seraient bien vus prendre la poudre d'escampette !
Enfin, le marquage au sol en atteste, nous voici sur des routes déjà empruntées cette année par la "Claudio Chiappucci". Après quelques vingt km où je me sens véritablement dans le gaz, nous approchons donc là des dernières difficultés de l'épreuve, la côte de Sussey tout d'abord, où je me surprends à passer devant, confirmant là qu'elle me réussit toujours bien, puis, après la vertigineuse descente d'Ogny où je prends ma revanche sur ma piteuse prestation de la "Chiapp" (où j'avais descendu comme une vache avec les gouttes d'eau qui me fouettaient les yeux), c'est la côte de Marcilly-Ogny, nettement plus longue. Je m'accroche sans trop de mal, le plus dur finalement étant ce passage nez au vent sur le plateau, avant la descente vers l'arrivée. Malheureusement pour Yves, c'est aussi le moment fort peu opportun choisi par son boyau pour rendre l'âme.
Nous sommes une douzaine à nous disputer le sprint d'arrivée. Contairement à l'an dernier, j'évite de lancer les hostilités dès le haut de la côte de Sausseau et j'attends tranquillement dans les roues d'arriver au point que j'ai repéré pour démarrer le sprint, soit entre l'entrée dans Chailly et un poids-lourd garé sur la droite à 350m de l'arrivée. Je finis par trouver très ludique cet exercice qu'est le sprint et pour la 3ème fois consécutive sur une cyclo, j'arrive à régler le sprint de mon groupe, accrochant une 42ème place au scratch et 15ème dans ma catégorie en 4h35 (77/19 en 4h43 en 2008) à 14 minutes du vainqueur, Jean-Charles Martin, Karl prenant finalement la 2ème place, le duo de tête n'ayant jamais été revu...
Le Classement en annexe
dimanche 26 juillet 2009
L'Antonin Magne : retour au Pas-de-Peyrol
Par Laulauvelociblog le dimanche 26 juillet 2009, 20:57
Le timing est serré à l'issue de la Bourguignonne, dès la cérémonie de remise de récompenses terminée, nous filons, Karl et moi, vers Aurillac, où nous attend en fin de soirée dans sa maison de campagne Jean-Noël Lorillot, organisateur de la "Jean-François Bernard"
J'avais initialement prévu de participer à la "Lily Bergaud", prévue le 26 juillet, mais l'Antonin Magne était l'occasion d'une part de limiter les kilomètres en groupant 2 déplacements, d'autre part de marquer quelques points pour le compte du Trophée Passion, dont elle est la 4ème manche.
Après une nuit réparatrice et un réveil matinal, et après quelques difficultés à trouver la zone de départ, nous nous présentons aux engagements, où il y a foule… Le beau temps n’est certainement pas étranger à la présence cette année de plus de 500 participants.
Particularité de l’Antonin Magne, les départs se font par catégories d’âge de 5mn en 5mn, les plus anciens d’abord puis les plus jeunes ensuite et les Elites pour finir. Dans mon sas, où nous sommes presque 80 trentenaires, je suis interpellé par Pascal Guernut, dans son maillot vert pomme de leader du Trophée Passion, que je n'ai pas vu alors qu’il se trouve pratiquement à côté de moi. Il m’indique – je m’en rappellerai un peu plus tard – que le retour a été un peu modifié et qu’il sera légèrement vallonné, ce à quoi je ne prête guère d’attention sur le moment…
Le départ est donné à 8h45, et, comme m’a conseillé de le faire Pascal, je m’efforce de rester aux avant-postes, "tirant" même le peloton sur 2 km peu après le départ.
Le parcours unique de 125 km est très légèrement ascendant sur les 15 premiers km, jusqu’à Saint-Cirgues-de-Jordanne. J’en connais d’ailleurs une bonne partie pour avoir roulé sur ces routes durant un mémorable week-end avec mon club en mai 2007. Les kilomètres suivants jusqu’à Mandailles sont un peu plus accentués.
Je n’ai pas de peine à suivre le peloton, dont les premiers éléments un peu justes se font déjà décrocher. Je reste concentré, en essayant de ne pas musarder à l’arrière.
Les choses sérieuses démarrent dès le pied du Pas-de-Peyrol, à 10 km du sommet, lorsque Pascal et quelques autres accélèrent brusquement. J’arrive à suivre le rythme sur les 2 premiers km, avant de céder le souffle coupé. Ils sont bien 40 devant à essayer de suivre. Je vois le panneau "sommet 7,8 km" sur le côté et je tente de trouver la bonne carburation et mon second souffle. Il me faut bien 1 km avant de retrouver mes esprits et une respiration normale. A partir de 5 km avant le sommet, je ne verrai plus de trentenaire me doubler. Les seuls à me dépasser sont des jeunes et des Elites, ainsi que le futur vainqueur, le pro Nicolas Baldo, qui passe comme un avion sur ma gauche.
A quelques hectomètres du sommet, Jean-Baptiste Trauchessec du Team Scott/Velo101 me dépasse à son tour. J’arrive à basculer à quelques encablures et après les premiers lacets vertigineux de la descente, où les gars qui m’accompagnaient encore dans la montée me faussent compagnie, je m’engage dans une furieuse poursuite. Moi qui n’aime pas les descentes, je trouve celle-ci à ma main, grâce au peu de virages, et à une excellente visibilité. Je me surprends même à passer dans un trou de souris entre une voiture qui monte en sens inverse et un concurrent qui occupe une bonne partie de la route. Cela me permet au bout de 5 km de descente, après une pointe à 76 km/h, de réintégrer, avant Dienne, un bon groupe d’une dizaine d’éléments.
Les jambes tournent bien, dans cette partie vallonnée où nous effectuons une boucle de 40 km qui nous ramène vers le Pas-de-Peyrol. Une bonne côte est rapidement avalée à la sortie du Chaumeil.
Nous reprenons ensuite un nouveau groupe d’une quinzaine d’unités, avant d’aborder une série de toboggans. A hauteur de Segur-les-Villas, un petit groupe se détache dans l’un d’eux et n’ayant pas été assez vigilant, je me retrouve isolé, en chasse-patate, sans pouvoir rentrer immédiatement. Le groupe derrière se rapproche, mais j’arrive à trouver les ressources pour recoller dans un petit mur que je passe en force, à La Bastide. Ca ne changera pas grand-chose au demeurant, puisque le peloton suivant réintègre également le groupe dans les km suivants.
Après une dizaine de km faiblement ascendants entre Cheylade et La Morinie, au pied du col de Serre, nous voilà dans la principale difficulté de l’épreuve : l’enchaînement col de Serre/Pas-de-Peyrol. Le col de Serre est long de 3,5 km, mais les pourcentages oscillent entre 7 et 10%, sans répit. J’ai laissé partir une bonne moitié du groupe, certainement pas assez confiant en mes capacités. Obnubilé par le souci constant de ne pas me mettre dans le rouge, j’ai probablement perdu de précieuses minutes, alors que finalement le col n’est pas si long que cela.
J’en ai presque la preuve lorsque je vois avec quelle aisance j’ai terminé sur les 2 derniers km du Pas-de-Peyrol pour suivre un concurrent direct dans ma catégorie, passant de 8 à 12 km/h sans forcer !!

La descente précédente m’ayant redonné confiance, je saisis l’occasion qui se présente à nouveau à moi pour faire du mieux possible. La descente vers Mandailles est un peu plus technique, offre une moins bonne visibilité, mais je ne suis pas trop mécontent, en arrivant au Mas, de reprendre un nouveau petit groupe. Je ne m’attarde pas, ayant décidé de rentrer le plus vite possible sur Aurillac.
Oui mais, revenons-en à ce que m'avait dit Pascal au départ, et qui n’avait pas fait "tilt" dans mon cerveau…
A Saint-Julien de Jordanne, ralentissement ! Que fait ce signaleur au milieu de la route ? Pourquoi nous montre t’il une direction sur la droite ??
Bigre, je commence à comprendre…
Un panneau nous indique « sommet 5 km ». Pfffff ! Manquait plus que ça !!
Je me sens un peu décomposé à ce moment, mais à défaut du mental, j’ai les jambes. D’autant que je me souvienne, c’est le début de la route du col du Bruel et du col de Legal que j’avais montés en 2007.
Les 5 km d’ascension en paliers sont vite avalés, mais après ce n’est qu’une succession de montagnes russes, plus joliment dénommée Route des Crêtes. Et il y en a pour 10 km à ce régime-là. Il faut bien avouer que je finissais par maudire les organisateurs !
Nous nous retrouvons finalement à 3 puis 4 après avoir repris un autre trentenaire.
A 7 km de l’arrivée, alors que je me porte en tête pour y passer un relais appuyé, je me retrouve rapidement à 42-44 km/h, vent dans le dos avec un pourcentage de 1-2%. Je me sens littéralement porté, et au bout de 2 km, au moment où un signaleur m’indique la route à gauche pour redescendre de la Route des Crêtes, un rapide coup d’œil en arrière m’apprend que je suis seul. La descente est courte mais très technique, d’autant que ça descend à pic, et une fois revenu sur la route principale à 4 km de l’arrivée, je tente de conserver le même rythme. Délicat, en raison du vent et des petits talus qui me ralentissent.
Je me retourne à nouveau à 2 km de l’arrivée. Ca revient derrière, enfin c'est ce qu'il me semble. Du coup, j’ai un gros doute sur ma capacité à tenir jusqu’au bout et... je coupe mon effort.
Ce n’est que partie remise, je lance mon sprint à 500 m de la ligne en partant de l’arrière et ne laisse aucune chance à mes compagnons. Après le sprint de la veille à la Bourguignonne, je commence à prendre cela pour un jeu !
24ème finalement dans ma catégorie, donc dans les points et 84ème au scratch reconstitué sur 430 classés. Relativement satisfait après la cyclo de la veille pour un parcours qui ne m'est pas favorable...
Je retrouve sur la ligne d’arrivée Jean-Noël et Karl, qui a gagné facilement dans sa catégorie et pris la tête du Trophée Passion. Puis nous partons nous changer et profiter de la douche rafraichissante avant de partager un repas très gastronomique, comme souvent sur les cyclos Auvergnates, avec Karl, Pascal et Claudine, Yves ou encore Thierry.
Un grand merci à Jean-Noël pour l'hébergement et la restauration, et pour sa présence à l'arrivée de l'épreuve.
Voir le Classement Scratch reconstitué
dimanche 19 juillet 2009
La Bourguignonne : au bonheur des cyclistes !
Par Laulauvelociblog le dimanche 19 juillet 2009, 23:02
En ouvrant les volets de la chambre du dortoir du Lycée de l'horticulture et du Paysage de Tournus, ce samedi 11 juillet vers 7h, nul besoin de scruter longtemps le ciel pour comprendre que la journée sera belle : le ciel est azur, la température déjà élevée. Il y a un début d'affluence aux dossards, contrairement à l'édition précédente qui avait été plombée par un temps détestable...
170 participants s'élancent à 8h30 sur le grand parcours de 158 km. Le parcours a été un peu modifié par rapport à l'an passé, repoussant les principales difficultés en fin de parcours. Le départ est relativement rapide, les premiers villages, tels Chardonnay et Gratay, sont vite traversés par un peloton compact.
J'ai un peu de mal à suivre le groupe, n'étant pas tout à fait remis de la Marmotte la semaine passée. Je vais céder dès la première difficulté, peu avant le 20ème km, une belle côte de 2/3 km après Martailly/Brancion. Il ne me manque pas grand chose, mais ça ne passe pas. Ce n'est pas très grave, sur le moment je me dis même que c'est préférable, n'ayant pas l'intention de subir trop longtemps le rythme.

Un petit groupe se reconstitue petit à petit, nous sommes bien une douzaine à traverser Sennecey-le-Grand, avant l'entame de la seconde difficulté, la côte de Corlay, où nous avons en point de mire le peloton de tête, pas très loin devant. Certains seraient bien tentés de les rejoindre...
En basculant à la sortie de Corlay dans la périlleuse descente vers Sully, je retrouve mes démons habituels, en étant crispé sur mon cintre, bien entendu je me retrouve dernier du groupe une fois revenu sur le plat.
Les 10 km qui suivent sont sans relief, j'en profite pour m'alimenter et boire, puis à 3 ou 4 nous essayons d'organiser des relais. Mais c'est peine perdue, certains ne veulent pas participer, d'autres se font un malin plaisir à placer des mines au lieu de prendre leur relais. Je retourne à l'arrière du groupe et me contente de suivre, un peu décontenancé. La côte de Culles-les-Roches, au 50ème km, me permet de constater que les jambes commencent à bien carburer, à tel point que même la longue descente vers Gengoux-le-National ne m'effraie pas, pour une fois je n'arrive pas dernier en bas. S'ensuivent 3 nouvelles côtes, bien ombragées, qui se succèdent sur les 20 km suivants.
Petit moment de panique collective, au moment où, au début de l'ascension d'une de ces côtes, nous nous retrouvons nez à nez avec une vache apeurée qui ira dévaler le chemin en sens inverse, poursuivie par un fermier déjà âgé aux abois, avec lui-même à ses trousses un gars plus jeune très très énervé !!!.
Nous abordons dès lors une portion de 30 km assez roulante, où nous perdons sur chute, dans un virage pourtant sans danger l'un de nos compagnons. Puis nous reprenons un gars de l'Etoile Fontenaysienne, qui m'explique qu'il a eu des soucis avec son dérailleur, ce qui l'a contraint à lâcher le peloton de tête.
Alors que je musardais à l'arrière du peloton, c'est la présence de ce dernier élément, Sébastien Brettes, qui va me sortir de ma léthargie. Nous nous partageons les relais appuyés, je ne suis pas mécontent de cette situation, j'ai l'impression de m'amuser sur le vélo ! Comme ce passage dans Cormatin, où je prends le virage en épingle à toute allure, je me sens porté par le vent et la vitesse...
A cet endroit, nous reprenons Robert Ducreux, qui n'a pu tenir dans le groupe précédent. C'est Jean-Claude Declois, son concurrent dans la même catégorie d'âge, qui est ravi de cette aubaine !
Puis alors que je suis en train de discuter avec Sébastien, nous manquons de nous tromper de route dans l'entrée de Lys, les signaleurs présents devant nous sont tellement occupés à discuter eux aussi, que nous en loupons presque le virage à droite...
Le parcours se fait un peu plus vallonné. Je reconnais les routes que nous avons empruntées en sens inverse l'an passé après la descente vers Cluny. Nous passons dans Cortambert au km 110, après une petite côte où nous avalons un gars du TC Morangis perclus de crampes.
Puis nous attaquons la côte de Cluny, longue de 5 km, et pour la première fois, je passe sur le 34 pour gagner en vélocité. Elle n'est pas très difficile, cette côte, qui se monte rapidement, mais il y a un passage un peu plus pentu, autour de 7% sur 1km. Je m'en sors bien en basculant à 2/3 longueurs d'un gars que nous ne reverrons pas jusqu'à l'arrivée.
Puis c'est à l'enchaînement col de la Croix/col de la Pistole que nous nous frottons ensuite. Dans ce sens, la montée paraît plus difficile, mais moins longue. Je commence à être vraiment bien, mais il y a des dégâts à l'arrière. Nous ne sommes plus aussi nombreux une fois passé de l'autre côté du col de la Pistole.
Sébastien me demande si après cela il y a encore des difficultés... Il me semble que c'est terminé. Grossière erreur, le retour en sens inverse du parcours de l'an dernier m'a fait espérer que le col des Chèvres ne serait pas au programme cette année...
Il reste en fait 2 difficultés, et pas des moindres, la première étant la côte nous menant à Brancion, assez régulière, et surtout, à hauteur de Collonge, le fameux col des Chèvres, que nous abordons un peu plus haut que l'an dernier. Au virage à droite, c'est la surprise pour ceux qui ne connaissent pas. Ce ne sont que 2 km, mais le pourcentage est conséquent. Nous reprenons là des lâchés des groupes précédents, ainsi que des concurrents du petit parcours.

Après une très belle et très rapide descente, avec une pointe à 69,6 km/h, et un dernier effort dans la côte de la Croix-Léonard, c'est la préparation de l'arrivée. Ca déboule rapidement dans la descente, alors je m'accroche, forçant un peu ma nature. Je me retrouve en position idéale au moment d'entrer dans le parc du Lycée, où après un sprint nerveux sur un chemin sinueux et montant, j'arrive à devancer mes compagnons d'aventure pour finir à la 39ème place. Je commence d'ailleurs à prendre un certain plaisir à participer aux sprints...
En conclusion, il s'agit d'une très belle cyclo, dans un paysage magnifique sublimé par un temps splendide, et dotée de parcours exigeants mais accessibles. L'organisation est bien rodée, servie cette année par un site d'accueil idéal, permettant de loger à moindre coût les participants venus d'assez loin. Sans oublier le repas d'excellente facture et revigorant pris dans une ambiance détendue, ainsi que la présence toujours appréciée de Miss Bourgogne, à l'arrivée des cyclosportifs et sur le podium de remise des récompenses ! Mille mercis donc à Alain Pradier, l'organisateur de "La Bourguignonne", pour cette belle journée.

mercredi 8 juillet 2009
La Marmotte : du mythe à la -dure- réalité !
Par Laulauvelociblog le mercredi 8 juillet 2009, 22:12
Petit flash back sur mes "débuts" de cycliste il y a 4 ans... A l'époque j'ignorais tout des compétitions cyclistes, excepté la seule qui comptait pour moi, le Tour de France.
Même le fait d'avoir intégré un club cycliste en septembre 2006 n'avait pour autre but que de pouvoir rouler en groupe lors de la sortie dominicale.
Petit à petit, l'idée de me mesurer aux autres a fait son chemin et c'est ainsi que j'ai pris part à ma première cyclosportive, la Jacques Gouin, en février 2007... La seule d'ailleurs où je n'ai pas été classé, en raison d'une erreur de parcours collective. A l'époque, les anciens du club me parlaient de la Marmotte comme étant le Graal de tout cyclosportif, et je me disais que ça n'était pas fait pour moi : trop long, trop loin, trop dur !
28 mois après cette première cyclo, la Marmotte 2009 est ma 50ème cyclosportive. J'aime les chiffres ronds et symboliques, j'ai pensé à ça en construisant mon calendrier en début d'année...

C'est l'événement cyclosport de mon année cycliste, bien que le seul objectif soit de terminer, idéalement en 8h30, en espérant être proche des 8h00 et sans excéder 9h00. Je n'ai pas beaucoup de points de référence sur une telle épreuve de haute montagne. Je n'ai guère participé qu'à la Time Megeve Mont Blanc 2008, et encore j'avais bifurqué sur le 110 km en raison d'un méchant mal au dos.
Arrivé le jeudi midi à l'Alpe avec les copains Karl, Laulau et Alex en attendant l'arrivée de Fred le lendemain, et après un (infect) déjeuner sur le pouce dans la station, nous partons pour un petit entraînement sous un chaud soleil. Au programme, la descente vers Bourg d'Oisans, le col d'Ornon et le retour à l'Alpe d'Huez. C'est la seconde fois que je tente ces 2 ascensions et je me sens bien, c'est de bon augure pour le surlendemain. J'ai juste un peu d'inquiétude sur le fait de fournir peut-être trop d'efforts si près du jour J...
Nouvelle sortie courte le lendemain avec, pour nous accompagner cette fois, Pascal et Pierre-Marc. Il fait toujours aussi chaud et au programme nous avons mis le col de Poutran (sur les hauteurs de l'Alpe), puis une descente jusqu'à Villard Reculas et le retour à l'Alpe d'Huez.

LE JOUR J
Lever à 4h45, j'ai beau avoir l'habitude, c'est toujours aussi pénible. Pourquoi diable se faire du mal comme ça ?? Le petit déjeuner est assez inhabituel pour moi, qui part volontiers à jeun et le Gatosport concocté par Laulau et cuit au micro-ondes a du mal à passer. C'est d'ailleurs la première fois que j'essaie d'en manger.
J'ai préparé un grand bidon de boisson énergétique GO2 et un autre bidon contenant de la boisson anti-crampes, bien que je ne sois pas sujet aux crampes (!).
Comme convenu, nous partons à 6h00 sonnantes pour la longue descente vers Bourg d'Oisans. Il ne fait pas chaud, et une veste à manches longues n'est pas superflue, d'autant plus que Pascal nous attend sur le parking du Casino de Bourg d'Oisans pour récupérer les vestes avant le départ.
La descente est rapidement bouclée, dans une odeur quasi permanente de caoutchouc brûlé...
Karl a fait le nécessaire pour que nous disposions de dossards prioritaires, ce qui nous permet d'aller tranquillement nous placer dans le premier sas. C'est un avantage certain lorsque l'on est en mesure de réaliser une performance, peut-être beaucoup moins quand on est un "grimpeur débutant"!!
7h05, avec un peu de retard et alors que je commence à ressentir une envie pressante (ce n'est pourtant plus le moment), le départ est donné et je suis de suite dans l'ambiance, c'est comme une cyclo banale : les 10 premiers km sont avalés à fond, en occupant toute la largeur de la route! J'arrive à remonter et à me faufiler dans la tête de peloton, et déjà en moins de 12 minutes, nous sommes à Allemont, au pied de la première difficulté, le col du Glandon.
Le Col du Glandon - 1924 m
Quelques centaines de mètres après le barrage du Verney, c'est parti pour la première ascension et je ne fais pas longtemps illusion. Ma principale erreur : avoir tenté de forcer mon allure, alors que je sais pertinemment qu'il me faut d'abord trouver mon rythme pour être bien... J'essaie de suivre Laulau et Alex, mais au bout d'à peine 1 km, j'explose déjà : grosse crampe intestinale ! Est-ce le déjeuner trop copieux et auquel je ne suis pas habitué (j'ai déjà connu un épisode identique en 2008 sur l'Etape Sanfloraine), ou le fait de n'avoir pas pu assouvir une envie naturelle avant de partir ? Bref, je ne suis pas bien du tout et pour ne rien arranger, je sue rapidement à grosses gouttes... Et cette pente qui ne s'adoucit pas !!
Après le passage un peu plus roulant au niveau du Rivier d'Allemont, et une petite descente, c'est reparti pour la fin de l'ascension. Je suis doublé de toutes parts, arrivant néanmoins à prendre un petit groupe avec lequel je rejoins le sommet du col, où je passe en 1h52. J'aperçois Claudine qui m'encourage au moment de basculer dans la descente.
Je ne suis pas fan des descentes, je démarre prudemment, en profitant pour boire un peu et manger un bout de barre énergétique, puis j'essaie de me concentrer pour ne pas perdre trop de temps. La descente est assez technique sur le haut puis difficile plus bas en raison du mauvais revêtement. Assez vite, j'adopte l'allure et les trajectoires d'un gars du VTT Gevrey, qui semble assez à l'aise. Une fois revenu sur le plat, je ne suis pas suffisamment vigilant et je manque de peu d'accrocher un groupe consistant pour parcourir la vallée de la Maurienne. C'est finalement dans un groupe suivant, moins bien organisé visiblement, que j'échoue. L'air est étouffant, je n'arrive pas à respirer correctement.
Le Col du Télégraphe - 1566 m
En sortie de Saint-Michel de Maurienne, j'aperçois sur la droite de la route le panneau col du Télégraphe 12,5. Ce dernier indique également une moyenne à 5,5%. Alors comment se fait-il que mon compteur ne décroche pas du 7 ou 8% qu'il affiche en permanence ?? Rapidement mon allure baisse et je ne parviens encore pas à suivre le groupe dans lequel j'étais au départ. Côté estomac, ça s'est bien calmé, mais le dos a pris le relais... Chaque coup de pédale provoque une douleur dans le bas du dos : difficile dans ces conditions d'appuyer sur les pédales avec toute la puissance nécessaire! Il faudra bien qu'un jour je trouve une solution pour régler ce problème...
Je laisse sur ma droite un ravitaillement de fortune, le point d'eau annoncé n'étant en fait qu'une citerne prise d'assaut, préférant attendre le ravitaillement au col du Télégraphe.
La partie haute du col est plus roulante, je reprends un peu de vitesse et je bascule au sommet en 4h13, ce qui est plutôt conforme à mon objectif. Je m'arrête pour la première fois, pour compléter mon second bidon avec de l'eau fraîche et vider plusieurs verres... Que ça fait du bien !
La descente vers Valloire est courte et ne permet pas de réellement récupérer...
Le Col du Galibier - 2642 m
Elle n'est pas très agréable, cette traversée de Valloire, avec sa zone pavée et ses rues défoncées. On m'avait signalé un km difficile à la sortie de la station, j'attends encore de voir. Après 2 km de montée, la grosse zone de ravitaillement des Verneys est en vue. Après une courte hésitation, je décide de m'arrêter et je me jette sur les verres d'eau et les quartiers d'orange, la seule chose que je peux avaler, les barres énergétiques ne passent pas depuis le départ...
Je repars sans trop forcer, bien que la pente soit plus douce, jusqu'à Plan Lachat. Un peu avant Plan Lachat, j'entends une voix derrière moi, un gars avec le maillot de Cournon d'Auvergne me dépasse : c'est Veloblan ! Même si son rythme de croisière n'est que très légèrement supérieur au mien, je ne cherche pas à le suivre, le Galibier me fait peur ! Pourtant ma fréquence cardiaque peine à monter au-delà des 160 bpm en rythme de croisière...
Nouvelle halte au point d'eau de Plan Lachat, j'enfile les verres d'eau et remplis à nouveau mon bidon. Puis c'est l'ascension de la partie difficile du Galibier, sur ses 8 derniers km. Je plafonne à 8-9 km/h, je vais même mettre pied à terre 2 courtes minutes pour m'étirer un dos vraiment endolori. J'égrène les km restants dans ma tête. Si seulement je pouvais aller plus vite, je souffrirais moins longtemps !!
Encore 2 km, un signaleur nous empêche de continuer vers le tunnel. Un oeil vers le sommet, ça va être dur de monter tout là-haut ! De fait, les pourcentages du dernier km ne descendent pas sous les 10%. Le col est en vue, ouf !! 6h02, je ne suis plus dans le rythme de mon objectif.
Nouvel arrêt ravitaillement, et à nouveau les quartiers d'orange et les verres d'eau. Et toujours pas de solide dans le gosier...
C'est une longue descente qui m'attend, pour rejoindre la vallée de l'Oisans, en passant par le Col du Lautaret. Je me sens comme libéré dans les premiers hectomètres de la descente. Je réalise que je viens de franchir mon premier col de plus de 2000 m. Alors les sentiments s'entrechoquent dans ma tête et je me surprends à laisser échapper quelques larmes : à la fois heureux d'être là où je n'aurais jamais cru pouvoir être un jour sur un vélo et tellement déçu de ne pas être complètement à la hauteur de l'événement... La descente pourrait être agréable, la route est large, mais il y a ce vent, un peu frais en altitude et qui laisse une impression assez désagréable, chaque bourrasque rendant ma monture instable.
Je retrouve un petit groupe sur la fin de la descente, qui va s'étoffer au fil des kilomètres, après la série très surprenante de tunnels peu ou mal éclairés, notamment le premier où les véhicules phares allumés venant en sens inverse donnent l'impression d'occuper toute la chaussée !!
Mon braquet (50x13) se révèle tout juste suffisant pour suivre dans de bonnes conditions le groupe d'environ 25 unités. Je profite des courtes montées pour me replacer parce que dans les descentes et sur le plat... je mouline à mort !
J'essaie également de profiter du paysage que je ne connais pas, comme ce barrage de Chambon que nous longeons, j'y plongerais bien, avec cette chaleur accablante !
Je n'aurai pas le loisir d'arriver à Bourg d'Oisans dans ce groupe, je suis une nouvelle fois lâché, à force de faire l'élastique, au niveau du barrage du Clapier. Ce n'est pas grave, je ne suis plus à quelques minutes près...
Bourg d'Oisans, 161ème kilomètre, il ne reste plus que la mythique montée de l'Alpe. Auparavant, je fais une nouvelle halte au ravitaillement, toujours au stand "oranges" et je complète une dernière fois mon bidon d'eau. Mon bidon de boisson isotonique est toujours aux 2/3 plein, mais il fait tellement chaud que je n'ai envie que d'eau fraîche. Tant pis pour le gain d'énergie potentiel !
J'apprends au ravitellement que les premiers sont passés à midi... Impressionnant ! Mon compteur indique 7h23. Je suis tellement claqué que je ne vois pas comment je pourrais rentrer au bercail en moins d'1h10, alors que je l'ai fait sans problème 2 jours avant à l'entraînement !
L'Alpe d'Huez - 1790 m
Après cette halte salvatrice, l'ascension ne démarre pas trop mal, j'arrive à dépasser 10 km/h sur les 2 premiers virages, alors qu'il sont sensés être les plus durs. Mais rapidement mon dos vient imposer de nouveau sa loi. J'essaie d'accrocher le plus possible les gars qui ne me doublent pas trop vite, avec plus ou moins de succès... Et ce soleil qui me brûle : il me semble que mes bras ont tourné au rouge vif... quand je pense que Fred m'a proposé de mettre de l'huile solaire et que j'ai refusé...
Je lève la tête vers les pancartes indiquant le numéro de chaque virage, en décomptant le nombre de virages restants...
Un nouveau point d'eau est en vue, je m'y arrête, comme je m'arrêterai une dernière fois au point suivant, moi qui ne bois jamais suffisamment, j'aurai vraiment bu comme un trou sur cette cyclo !
Enfin, l'Alpe est en vue, il reste moins de 5 km. Un gars de noir vêtu me dépasse, sa tenue me dit quelque chose... Il s'éloigne, je n'y pense plus. Je le rejoins sans avoir pourtant accéléré, j'y repense... Ca y est, je me souviens, ce doit être Benoit Delalleau, dont je parcours régulièrement le blog, intéressé que je suis par son approche "scientifique" de la performance, au travers notamment d'un capteur de puissance et de l'analyse de ses données. J'avais signalé sur le Forum des Cyberpotes avant de venir sur place que je souhaitais le rencontrer pour en savoir un peu plus. Finalement, c'est sur la zone d'arrivée, après avoir constaté que son pédalier est bien pourvu d'un SRM que je l'aborde. Mais ce n'est pas l'endroit idéal et je le perds rapidement de vue après avoir échangé quelques mots.
Entre temps, après avoir traversé le village de l'Alpe, être passé sous la fenêtre du logement que nous occupons pour l'occasion sous les encouragements de Laulau arrivé depuis longtemps en 7h38, à l'instar de Karl et de sa performance épatante en 6h45, et avoir manqué d'être envoyé au tapis par un abruti qui, en sprintant pour la 1650ème place, vient percuter mon avant-bras gauche, j'en finis après une montée totalement merdique de 1h29 en 8h54 (dont une bonne vingtaine de minutes passées dans les différents ravitaillements), loupant le brevet d'Or pour 5 petites minutes. Rageant, non ? D'habitude, je me moque de ces considérations, mais là... c'est la Marmotte !!
Finalement, je finis avec la satisfaction d'avoir bouclé ce parcours avec mes moyens, aussi modestes soient-ils, sans avoir connu de défaillance malgré les pépins physiques, malgré la chaleur dont je ne suis pas fan et malgré l'absence d'entraînement spécifique en montagne. J'ai pu entrevoir également ce qui m'attend l'année prochaine où mes objectifs seront complètement différents de ceux des 2 dernières années : manger des cols, effectuer Tour des Flandres, l'Ardéchoise Marathon, les 3 Ballons.... et la Marmotte de nouveau, avec l'objectif de gagner une heure!
mardi 30 juin 2009
La Robert Alban : la belle Morvandelle
Par Laulauvelociblog le mardi 30 juin 2009, 22:39
C'est une belle cyclo que cette Robert Alban à travers les paysages vallonnés du Morvan, quoique un peu courte (121 km) mais présentant un dénivelé non négligeable de 1650 m.
Nous ne sommes pas très nombreux ce samedi 27 juin sur le "grand" parcours, une petite centaine de participants, dont les amis du Team Divio ou encore Eric Vallade et Guillaume Orengo.
15 km de descente pour débuter, de quoi m'effrayer au premier abord, mais l'allure est soutenue sans être excessive, et par chance, une fois n'est pas coutume, le ciel s'est dégagé et les routes sont sèches.
Les choses sérieuses commencent peu après le 30ème km, la tête du peloton accélérant fortement au moment où la route s'élève de nouveau. Je ne suis pas suffisamment bien placé, il me faut produire un effort prolongé pour recoller à hauteur de Saint-Prix. Une première sélection s'est faite, écartant déjà Guillaume, victime d'une crevaison, et Eric du peloton et je pressens que la suivante ne va pas tarder.
Effectivement, il ne me manque pas grand chose pour basculer avec le peloton au haut de la côte suivante, après le passage dans Saint-Léger-sous-Beuvray. J'échoue à 500m du but, vaincu par un mental quelque peu défaillant. Nous nous retrouvons à 3, dans une courte descente avant de réattaquer une nouvelle côte, plus roulante, où le vent nous pousse dans certaines portions. Nous retrouvons au pied de la côte Bernard Vouillon, qui n'a pas pu non plus accrocher le peloton et qui va prendre largement sa part de relais.
S'ensuit une belle et longue descente, que je trouve agréable, même si je dois m'accrocher pour suivre le rythme de Gilles Morisset. Puis nous nous relayons très efficacement une fois revenus sur le plat pour reprendre l'ami Raphaël, qui se bat en chasse-patate depuis un moment pour retrouver le peloton que nous apercevons encore à distance respectable. Nous avons bon espoir de rentrer, si bien que le rythme sera soutenu durant une bonne trentaine de kilomètres.
Dans l'entrée de Chiddes, après une belle ligne droite puis un mur en entrée de bourg, le peloton semble à portée de roues... Ce sera bien la dernière fois qu'il sera aussi près. Au fur et à mesure des kilomètres suivants, il finit par s'éloigner inexorablement, il faut dire que nous luttons à 5 alors qu'ils sont une bonne vingtaine !
Alors que nous abordons peu avant le 100ème km la longue ascension du Haut-Folin, Raphaël prend la poudre d'escampette, sans que l'un de nous 4 ne bouge. Je ne me sens pas la force d'en remettre alors que je sais qu'il y a quelques 10 km de montée, qu'il n'y a aucune chance désormais de revenir sur le peloton et que derrière, le trou est fait. Je reste donc avec mes 3 compères, dont le 265 qui va nous tirer à une allure "infernale" durant les 3/4 de l'ascension.
Nous reprenons dans les derniers km quelques éléments en roue libre, en tentant d'éviter les nombreux pièges sur la route (pierres, trous). Notre locomotive de l'ascension du Haut-Folin s'arrêtant pour aider un coureur en difficulté, nous ne sommes plus qu'à 3 pour le final, dans lequel j'arrive à tirer mon épingle du jeu, malgré le fait que l'un de mes 2 compagnons a coupé le rond-point au lieu de le contourner !
Au final, je prends une décevante 29ème place loin des objectifs de début de saison, mais bien en phase avec ma forme actuelle. C'était la 15ème cyclosportive de l'année, il y a certainement de la surchauffe dans l'air !!

jeudi 25 juin 2009
La Bernard Hinault 2009 : à bloc !
Par Laulauvelociblog le jeudi 25 juin 2009, 22:55
C'est ma deuxième participation sur cette belle cyclosportive, ce samedi 20 juin, et nous sommes bien 300 à nous entasser dans le long et étroit sas de départ à Saint-Brieuc... Cette année, le parcours de 230 km a été malheureusement supprimé, si bien que les concurrents qui se répartissaient sur les 2 grands parcours n'ont plus le choix, il ne nous est proposé qu'un parcours de 195 km.
J'ai hérité du dossard 63, ce qui m'aurait permis d'entrer dans un des 2 sas prioritaires... Mais ne le sachant pas, c'est au dernier moment et tout au fond de la longue file que je viens me placer, passant la ligne de départ une grosse et interminable minute après les premiers.
Départ canon, et 10 km, c'est la distance parcourue à bloc avant que je ne rejoigne la tête de course, quelques kilomètres après Yffiniac ! Epuisant, et déjà les premières cartouches grillées bêtement...
L'allure est rapide, ça frotte pas mal sur ces petites routes qui nous mènent vers la côte. Nous atteignons, après une vertigineuse descente, le petit port de Dahoüet, où je ne peux m'empêcher de contempler le paysage, et délaisser ce faisant les toutes premières places, ce qui n'est pas idéal pour aborder la côte nous ramenant sur le plateau...
Puis nous continuons, vent dans le dos, toujours à bloc ; je suis très tendu, chaque fois qu'une descente se présente, ne parvenant pas à me faire violence pour garder ma position. Plus nous avançons, et plus j'ai tendance à faire l'élastique. Le résultat ne se fait pas attendre, quand, au bout d'une soixantaine de km, après avoir traversé Pleven et plongé sur l'Arguenon, que nous longeons sur quelques centaines de mètres, la séance "file indienne" interminable m'est fatale peu après la sortie de Bourseul, le trou est fait, je cède... provisoirement. Voyant que le peloton s'est finalement regroupé et a quelque peu ralenti, je reprends espoir, un peu de vitesse et alors qu'il ne reste plus qu'une centaine de mètres à boucher, c'est la voiture de l'organisation qui ralentit et qui, après avoir ramené déjà un gars sur le peloton, m'aide à finir le travail. Ouf, ce n'est pas passé loin, et encore une fois, j'ai perdu des forces précieuses, en raison d'un placement quelconque et de mon appréhension dans les descentes.
Au bout de 2 heures de course, un petit coup d'oeil au compteur m'indique une moyenne de 39 km/h. Impressionnant. Les pros présents sur la cyclosportive, notamment Sébastien Hinault et Benoît Vaugrenard impriment un tempo d'enfer... Rien à voir avec la balade de l'an dernier, si agréable !
Afin d'éviter une nouvelle mésaventure, j'essaie de rester concentré, de remonter dès que c'est possible devant. Mais il n'y a rien à faire, dès que je suis devant, impossible d'y rester!
La sélection se fait essentiellement par l'arrière, nous formons désormais un peloton d'environ 120 unités, dans lequel je retrouve entre autres Eric Vallade, Gilles Mahé et Jérôme Cérini.
Au 100ème kilomètre, à Tréfumel, nous changeons de cap ! Nous avons désormais le vent tantôt de face, tantôt latéral. Si la vitesse se réduit de ce fait quelque peu, ce n'est pas plus simple pour autant.
La sélection va finir par se faire au bout de 130 km, dans la longue côte à la sortie de Sévignac, sous l'impulsion de nos 2 pros. Là même où l'an dernier j'avais cédé et laissé partir le premier groupe... Bis repetita ! J'ai eu beau me repositionner au milieu du groupe auparavant, même en essayant de ne pas laisser de trou devant moi, ou encore en contournant rapidement un par un ceux qui cèdent... je crois même avoir fait le plus dur au haut de la côte, avant d'entamer la descente, ce qui me fait dire à Gillou que je rejoins à ce moment-là un "gagné!" un peu prématuré ! Dès le début de la descente, je constate les dégâts : le coup est parti, tout le monde est en file indienne et je n'arrive pas à prendre le bon wagon... tout juste j'arrive à reprendre le petit groupe où Jérôme se trouve et où nous rejoindra Gillou. Eric, quant à lui a lâché prise avant la fin de la côte. Ils sont une bonne soixantaine devant !
Au fil des kilomètres, quelques éléments reviennent de l'arrière, tandis que nous en reprenons d'autres qui n'ont pu suivre le rythme imposé à l'avant.
L'allure s'est nettement réduite, et le vent n'y est pas pour rien, ni le profil particulièrement casse-pattes, comme cette côte assez raide avant Saint-Goueno au km 150, où Jérôme lâche prise à son tour, puis la montée régulière vers le site de Bel Air, que je ne reconnais pas et pour cause, nous ne passons pas par Plessala cette année! C'est un peu surpris donc que j'aperçois le panneau "Site de Bel Air" à ma gauche. C'est le lieu du dernier ravitaillement avant l'arrivée, je sais qu'il reste alors 38 km avant d'en finir... Mais les jambes sont bien là, je me sens de mieux en mieux, je vais passer les derniers km à contrer chaque tentative d'échappée, à moins que ce ne soit pour y prendre part...!
Avant l'arrivée, il y a encore cette belle montée bordée d'une forêt avant Quessoy, puis la cerise sur le gâteau, c'est la côte de Plédran, 300m à 12% au plus fort de la pente. Je l'ai encore en mémoire, comme un bon souvenir de l'an passé, je suis assez impatient de savoir ce qu'il en sera cette fois. Il faut dire qu'à 5 km de l'arrivée, ce n'est ni l'endroit ni le moment de flancher !
Nous sommes environ 35 dans le groupe et comme d'habitude j'arrive dernier au bas de la descente... Pour ne pas subir le rythme des autres, je me déporte un peu sur la gauche, puis voyant que les jambes répondent bien, j'accélère et me mets en danseuse, ce qui est relativement rare, même dans les côtes... J'arrive à hauteur de Gillou qui avait pris les devants et de retour sur le plat, je tente une grosse relance, mais aïe les muscles !!
Il reste la préparation de l'arrivée. La côte a fait des dégâts, et j'ai profité de l'avoir bien passée pour me tanquer dans les 5/6 premiers du groupe, alors que nous filons à toute allure vers l'arrivée. Un virage à gauche, je sais que l'arrivée est proche. Voulant à tout prix éviter une arrivée groupée, je pars à la poursuite d'un gars qui tente de s'échapper, et nous prenons rapidement de l'avance... Elle est bien longue, cette série de virages, et que fait ce camion qui vient d'emprunter la même route que nous ?? Il s'arrête enfin sur la droite... il reste un virage à gauche, un petit faux-plat montant et la ligne est en vue, j'essaie de relancer une dernière fois. Je suis passé devant au moment de dépasser le camion, mais je suis coiffé juste sur la ligne par un troisième larron, bien joué, bravo à lui !
52ème au scratch, 11ème dans la catégorie, le résultat est plutôt conforme à mon niveau, mais sans plus.
Le bon repas d'après cyclo est pris en compagnie des copains, Eric, Gillou, Raphaël, Jérôme et Céline, Stéphane entre autres, puis nous dégustons la traditionnelle galette-saucisse qui à elle seule vaut bien le déplacement, avant d'assister à la remise des récompenses et au tirage au sort d'un vélo électrique, lequel aurait été bien utile dans les côtes aujourd'hui !!
Classement en annexe
lundi 15 juin 2009
La Ronde Châtelleraudaise : de l'eau, encore de l'eau, toujours de l'eau...!
Par Laulauvelociblog le lundi 15 juin 2009, 22:05
Il faisait si beau, la veille au soir, sur Châtellerault, qu'au matin de ce dimanche 14 juin, je n'en crois pas mes yeux : le ciel est gris, tirant par endroits sur le noir... l'orage menace ! Malgré les prévisions de Météo France (mais est-ce vraiment une surprise ?).
Je n'ai que 3 km à effectuer en sortant de l'hôtel pour me rendre au gymnase qui abrite l'organisation, je procède à mon inscription et me prépare tranquillement : une fois n'est pas coutume, je suis en avance...!
En marge de cette cyclosportive à laquelle je participe pour la première fois (mon absence l'an dernier, alors que j'étais parti faire le guignol à la Time, m'ayant probablement coûté le Trophée de l'Ouest 2008), se déroule pour la seconde fois le Championnat de France de vélo couché, avec les principaux cadors de la discipline, notamment Aurélien Bonneteau, vainqueur de la Look en avril et recordman de l'heure en vélo couché et Pascal Costes, champion de France en titre.
Le départ de cette épreuve est donné un quart d'heure avant celui de la cyclosportive.
Une bonne dizaine de minutes avant le départ, 2 coups de tonnerre viennent réfréner les ardeurs, le ciel menace, menace... Puis nous ne sommes pas partis depuis 5 minutes que la pluie se met à tomber, doucement puis de plus en plus fort, à mon grand désarroi (pour les descentes, surtout !). Pas de chance en Poitou : 5 participations en 2 ans, 5 fois sous la flotte ! Sans compter que je n'ai pas pris soin de changer mes patins de freins arrière, usés à 95% !
Nous sommes une grosse centaine sur le parcours de 73 km à effectuer à 2 reprises et ça démarre tranquillement dans les premiers pourcentages, la sélection se fait ici à la longue, sur les rares accélérations et dans les quelques côtes parsemant le parcours, présentant 2 zones plus accidentées, la première entre Angles et Saint-Pierre de Maillé, où une bonne cote de 3 km se monte sur la plaque, puis du côté de Chenevelles et Monthoiron, là ce sont de vraies montagnes russes qui nous attendent...
A l'entame du second tour de circuit, la pluie s'est calmée, la chaussée est de moins en moins humide. Ca roule bien, groupé, rapidement mais sans forcer, c'est vraiment agréable. Au bout de 95 km, je me retourne, et là, surprise, je suis en queue de peloton ! Je n'ai rien vu se faire, mais nous ne sommes plus qu'une quarantaine devant, hormis un petit groupe de 4 ou 5 échappés.
Comme toujours dans les descentes, je perds du terrain, comme dans celle nous menant dans Saint-Pierre de Maillé, où le futur vainqueur me frôle littéralement en me dépassant sur ma droite, mais les jambes tournent bien, c'est ainsi que dans la belle côte qui s'ensuit, je redépasse tout le peloton pour me retrouver en tête une fois revenu sur le plateau... poursuivant mon effort durant quelques kilomètres, ce qui me permet de rester devant jusqu'après le bourg de La Puye... où la pluie fait sa réapparition, au plus mauvais moment, avant les montagnes russes !!
Dorénavant, ça visse vraiment devant, et j'essaie tant bien que mal de m'y maintenir, voire parfois de répondre aux attaques des uns ou des autres. Juste avant la descente vers Chenevelles, je pars à la poursuite d'un petit groupe qui tente de s'échapper, et au moment de les rejoindre, il s'avère que nous sommes revenus sur les échappés du premier tour. Mais je rate totalement la descente vers la côte de Monthoiron, manquant de peu la sortie de route, avec ces freins que je cherche à tout prix à économiser. La remontée est difficile, avec les efforts fournis précédemment, j'ai plus de mal que d'habitude, je regarde ma roue avant et celle qui me précède... Au moment où je relève le nez, je vois 2 gars s'extirper rapidement du groupe, le dossard 1 futur vainqueur et Anthony l'un de mes concurrents au Trophée de l'Ouest... Trop tard, je n'ai plus les jambes et de toute façon je suis trop mal placé pour revenir rapidement. Sur le coup, j'espère que la tentative sera vaine, comme les précédentes, espoir finalement déçu pour une cinquantaine de secondes...
Dernière alerte, dans la belle et large descente après Monthoiron, ce sont les freins arrière qui rendent l'âme, le bruit strident de la ferraille sur la jante se fait entendre : l'arrivée va être chaude, ça m'apprendra !!
Il reste encore cette redoutable montée vers Targe, sous le soleil, où je manque de décrocher une fois revenu sur le plat. Je fais encore l'effort pour revenir sur un petit groupe. Puis, souhaitant éviter une arrivée massive, je tente de sortir dans le sillage de 2 gars, sans succès.
L'arrivée est biscornue, à travers les rues de Châtellerault. Je ne suis pas à l'aise dans la descente finale, pas plus que dans les virages à angle droit en ville. Seul le faux-plat avant l'arrivée me permet de reprendre quelques places, venant terminer à une 20ème place qui me laisse quelques regrets. Je sais pourtant qu'il faut reconnaître une arrivée, chose que je n'ai pas faite cette fois.
++__Petite vidéo d'un participant au Championnat de France de vélo couché, retraçant la journée__++
CLASSEMENT EN ANNEXE
Nocturne d'Ennery le 12 juin 2009
Par Laulauvelociblog le lundi 15 juin 2009, 21:48
Retour sur les courses Ufolep, après presque 2 mois de coupure pour cause de programme cyclo surchargé...
Environ 90 engagés en 2ème catégorie sur ce circuit de 3,2 km à parcourir durant 55 mn et 5 tours.
Je viens pour refaire un peu de rythme, trouvant que je me suis un peu "dieselisé" avec 12 cyclosportives depuis le début d'année.
Pour le rythme, je ne suis pas déçu, ça part à bloc dans le premier tour, et je suis complètement asphyxié durant les 10 premières minutes. Puis petit à petit, je me repositionne plus vers l'avant, de mieux en mieux au fil des tours. Evidemment, chaque virage me voit rétrograder par l'effet de l'appréhension, mais j'ai bien repéré ce petit faux-plat avant la ligne d'arrivée, dans lequel je reviens systématiquement devant...
Malheureusement, dans le dernier tour, alors que nous sommes dans la descente à mi-circuit, en train de dépasser sur la gauche de la chaussée la tête de course, un véhicule arrive en sens inverse... Du coup, je me rabats instantanément avant d'avoir pu doubler ! Trop tard, une fois arrivé sur le dernier rond-point, les positions ne peuvent plus vraiment évoluer jusqu'à l'arrivée, malgré une bonne fin de course, j'échoue autour de la 20ème place (classé 12ème officiellement, avec un peu de chance ce qui est suffisamment rare...!)
Environ 53 km en 1H18 - 40,5 km/h au compteur pour un dénivelé de 290m. Belle organisation de l'ECOP et temps agréable, avec un vent qui a presque disparu au fil des tours.
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